"Comme un coup de tonnerre" : une plongeuse tuée et un homme disparu après l'effondrement d'une falaise à Biarritz

Une femme de 33 ans est morte et un homme du même âge est toujours porté disparu après l'effondrement spectaculaire d'un pan de falaise mercredi soir 24 juin à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques). Les recherches se poursuivent, tandis que les autorités redoutent de nouveaux éboulements.
Les recherches se poursuivaient jeudi 25 juin à Biarritz pour tenter de retrouver un plongeur de 34 ans disparu après l'effondrement d'un pan de falaise survenu mercredi soir 24 juin au pied du phare de la ville. Sa compagne, une Biarrote de 33 ans, a été retrouvée morte quelques heures après le drame, selon les informations de nos confères de Sud-Ouest.
L'éboulement s'est produit vers 20h20. Environ 2.000 m³ de roche se sont détachés avant de s'effondrer dans l'océan, provoquant un bruit décrit comme "très sourd", "comme un coup de tonnerre", par plusieurs témoins présents sur la plage de Miramar, alors très fréquentée en raison des fortes chaleurs.
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Les deux victimes participaient à une sortie de pêche sous-marine lorsqu'elles ont été ensevelies par les rochers. Un troisième plongeur, qui les accompagnait, est ressorti indemne physiquement mais en état de choc.
Les opérations de secours ont mobilisé d'importants moyens, dont des plongeurs spécialisés, un hélicoptère, un drone et un jet-ski. Jeudi 25 juin, les recherches ont été adaptées afin de ne pas exposer les sauveteurs à un nouveau risque d'effondrement. Des drones subaquatiques doivent notamment prendre le relais des plongeurs au plus près de la zone de l'éboulement.
Périmètre de sécurité
Le maire de Biarritz, Serge Blanco, a pris un arrêté interdisant l'accès, la baignade et la navigation dans un périmètre de 300 mètres autour du site. Il a rappelé que le secteur faisait déjà l'objet de restrictions en raison du risque d'éboulement et que plusieurs incidents similaires s'étaient déjà produits ces dernières années.
Les autorités soulignent qu'il est encore trop tôt pour établir les causes précises de l'effondrement. Des expertises géologiques devront déterminer si le phénomène est lié à l'érosion naturelle de la falaise ou à d'autres facteurs.
À ce stade, aucun lien n'a été établi avec l'épisode de canicule qui touche le sud-ouest de la France.


