Chèque énergie : un versement reporté à novembre au lieu d’avril

Initialement prévu au printemps, le versement du chèque énergie n’interviendra qu’en novembre cette année. En cause : l’adoption tardive du budget 2025. Le gouvernement promet toutefois une transition fluide vers les nouvelles modalités.
C’est une mauvaise nouvelle pour des millions de foyers aux revenus modestes. Le chèque énergie, cette aide de l’État destinée à alléger les factures de gaz, d’électricité ou de fioul, ne sera pas versé au printemps comme c’était le cas jusqu’ici. Le ministère de l’Industrie et de l’Énergie a confirmé vendredi que l’envoi débutera à partir de novembre 2025, un décalage de plusieurs mois imputé au vote tardif de la loi de finances.
160 euros en moyenne à La Réunion
Ce changement de calendrier intervient alors que la précarité énergétique reste un sujet de préoccupation majeure dans un contexte d’inflation persistante. En 2024, près de 5,7 millions de ménages avaient reçu ce soutien financier, d’un montant compris entre 48 et 277 euros. Mais cette campagne avait été marquée par des dysfonctionnements, notamment en raison de la suppression de la taxe d’habitation qui servait jusqu’alors de base au calcul de l’éligibilité. A La Réunion, le montant moyen du chèque est de 160 euros.
Le ministère assure que les critères de revenu restent inchangés et promet une simplification du dispositif. Désormais, l’attribution s’appuiera sur le point de livraison d’électricité du logement et les données fiscales du titulaire du contrat. Une version dématérialisée du chèque, accessible en ligne, sera également lancée à l’été pour faciliter son utilisation.
Face à ce report, les fournisseurs d’énergie sont appelés à la compréhension. Le gouvernement leur demande de faire preuve de souplesse avec les clients éligibles, en particulier ceux qui avaient déjà bénéficié de l’aide les années précédentes. Pour compenser le délai, les chèques énergie délivrés cette année resteront valables jusqu’au 31 mars 2027.
En 2024, environ un million de chèques n’avaient pas été utilisés, selon les chiffres du ministère. Un guichet de rattrapage avait permis à 172.000 personnes initialement oubliées d’obtenir leur aide. Un filet de sécurité qui pourrait, cette année encore, s’avérer indispensable.


