Carla Bruni-Sarkozy et sa Fondation au coeur d'une polémique

Le journal Marianne a enquêté sur la fondation de Carla Bruni-Sarkozy dans son dernier numéro. Une enquête qui a laissé apparaitre, selon le journaliste Frédéric Martel, des pratiques financières douteuses de la part de la fondation dirigée par la femme du président de la République, Nicolas Sarkozy. Pour rappel, Carla Bruni-Sarkozy a été nommée ambassadrice de la lutte contre le Sida par les Nations Unies, au titre du Fonds mondial de lutte contre le Sida.
Pointée par l'enquête, le versement de 3,5 millions de dollars par le Fonds mondial de lutte contre le Sida, "i[sans appel d'offres et en marge de la légalité]i", précise le journal Marianne, à des sociétés dirigées par des amis de la première Dame, notamment Julien Civange, témoin de mariage du couple Bruni Sarkozy et principal conseiller de Carla Bruni. Ce dernier a son bureau à l'Elysée.
Une affaire qui a été révélée, selon le journal, lors du conseil d'administration du Fonds mondial au Ghana, en novembre 2011, et qui aurait déjà coûté la place de l'ambassadeur de France, Patrick Debré, "i[démissionné par Nicolas Sarkozy]i", souligne Marianne. De plus, "i[le directeur général du Fonds mondial de lutte contre le Sida, Michel Kazatchkine, vient d'être officiellement écarté aussi, à la demande d'Hillary Clinton]i", ajoute le journal.
De son côté, le Fonds mondial de lutte contre le Sida a démenti les informations dévoilées par Marianne, les jugeant "i[inexactes et biaisées]i". En tout ce sont 2,8 millions d'euros qui ont été versés en France pour une campagne "Born HIV Free". Sur cette somme, 580.000 euros, sur une période de 18 mois, ont été versés à Julien Civange et quatre autres collaborateurs pour mener la campagne.
La première Dame a tenu également à réagir pour clore la polémique. Un communiqué a été diffusé sur son site internet : "i[Contrairement aux affirmations avancées par le journaliste, la Fondation a bel et bien une comptabilité propre, consolidée in fine à la Fondation de France, comme près de 700 fondations en France dont la probité et la légitimité ne sont pas remises en question. Elle occupe des bureaux dont elle est locataire. Son comité exécutif, constitué d’administrateurs qualifiés, se réunit deux fois par an. Il examine les comptes de la Fondation de façon bi-annuelle et décide de son budget, de sa stratégie d’intervention, des affectations des donations ainsi que de la bonne mise en œuvre des projets (…). L'insinuation selon laquelle des fonds auraient été levés auprès de partenaires publics est entièrement infondée (…). Aucun argent public n’a jamais été reçu par la Fondation]i".


