Baisse des financements des Missions locales : le député Gaillard embraye à Paris

Perceval Gaillard s’empare du dossier de la baisse de budget attribué aux Missions locales. Dans une question écrite au gouvernement ce mardi 8 avril, le député de la 7e circonscription est évidemment revenu sur la situation particulière de cet organisme à La Réunion.
Comment tenter de juguler le chômage chez les jeunes tout en réduisant les budgets alloués aux missions locales ? C’est à cette délicate équation que sont confrontés les acteurs sociaux et politiques. Ces derniers commencent à se mobiliser. C’était le cas ce mardi 8 avril de Jacques Lowinsky, président de la Commission Outre-mer, et de Bernard Von-Pine, président de l’Association Régionale des Missions Locales, dans un communiqué commun alertant de la perte de 26 agents dans les quatre Missions locales de La Réunion en 2025.
A son tour, le député La France Insoumise embraye mais au niveau de l’Assemblée cette fois. « Le rôle des missions locales est vital. La réduction des moyens que l'État attribue aux quatre Missions locales de l'île est indécente et source potentielle de futurs troubles sociaux sur notre territoire », pense-t-il.
Perceval Gaillard a insisté sur « l’importance d'un maintien voire du renforcement des moyens alloués aux Missions locales de La Réunion afin d'accompagner au mieux et durablement les jeunes réunionnaises et réunionnais dans leur insertion professionnelle et sociale. »
Un tableau peu reluisant
Avant d’en arriver à cette demande, le parlementaire péi avait listé les indicateurs peu reluisants de l’emploi chez les jeunes de La Réunion.
Selon l'INSEE, en 2021 à La Réunion, 41 000 jeunes de 15 à 29 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET). Ils représentent 26 % de cette classe d'âge, soit deux fois plus qu'au niveau national.
Entre 15 et 29 ans, les jeunes quittent le système scolaire et font leurs premiers pas dans la vie adulte avec l'entrée dans la vie active pour une majorité d'entre eux. À La Réunion, leur insertion professionnelle est plus difficile qu'ailleurs : seuls 27 % des jeunes de 15 à 29 ans ont un emploi en 2021, contre 47 % en moyenne nationale.
La part de NEET croît fortement avec l'âge. Elle est naturellement très faible à l'âge de 15 ou 16 ans du fait de la scolarité obligatoire, puis elle augmente entre 17 et 20 ans, jusqu'à concerner un quart des jeunes, notamment avec les sorties sans diplôme du système scolaire, plus nombreuses à La Réunion qu'ailleurs. Elle continue de croître ensuite et culmine entre 24 et 29 ans, avec près d'un jeune sur deux qui est NEET.
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