Autorisé à fumer pendant sa garde à vue, il se fait la malle

Au passage, en tentant de fuir, il entre chez un voisin par la fenêtre et fait peur à sa fille en rentrant dans sa chambre.
Il conteste fermement ces faits devant la présidente, indiquant que c'est le voisin qui lui a dit de rentrer et lui a indiqué le chemin pour sortir. Alors que le prévenu se montre nerveux à ce sujet, la présidente est contrainte de le calmer. S'il reconnait les faits de conduite sans permis - il ne l'a jamais passé - la présidente lui demande des explications sur un fait précis : "Pourquoi achetez-vous une nouvelle voiture alors qu'après chaque interpellation, la précédente est saisie ?". Il ne sait pas.
La défense fustige vertement le choix de la comparution immédiate
Avec 8 mentions au casier entre 2009 et 2013, une consommation de zamal de 5 à 6 joints par jour, la procureure est intraitable : "Il n'a pas tenu compte des avertissements, il sait à chaque fois qu'il est en infraction ! Il pourrait utiliser l'argent du zamal et de l'alcool pour passer son permis. Je vous demande une peine de 1 an de prison dont 4 mois assortis d'un sursis probatoire", tance le parquet dans ses réquisitions. La défense fustige vertement le choix de la comparution immédiate, estimant que les procédures sont truffées d'irrégularités et qu'il n'a pas le temps de s'y opposer. En effet, son client a refusé de demander un délai.
Le tribunal a été clément avec le prévenu puisqu'il est relaxé pour la violation de domicile et condamné à une peine de 1an de prison dont 6 mois de sursis probatoire renforcé. La partie ferme sera effectuée sous bracelet électronique. Le tribunal a estimé que le prévenu, malgré son casier, était resté hors des radars de la justice depuis 2013. C'est en quelque sorte un dernier avertissement.


