Animaux de compagnie : French Bee suit le mouvement initié par Air France

La première alerte nous a été signalée ce dimanche 30 avril. Une bénévole en train d’enregistrer le départ d’animaux sauvés détecte très vite la différence sur le formulaire de la compagnie. Et l’effet de surprise est total puisque l’évolution de la grille tarifaire prend effet dès ce mois de mai.
A 150 euros en soute, la compagnie du groupe Dubreuil profite de l’appel d’air créé par la compagnie Air France. La compagnie tricolore est passée le mois dernier de 75 euros à 200 euros pour un animal en soute et de 55 à 125 euros pour les petits gabarits de chiens et chats pouvant voyager en cabine. Une augmentation que les habitués ont compris ainsi : "En mettant des prix si haut, c’est une façon pour Air France de dire qu’on ne veut plus des animaux de compagnie", interprétait Karine, présidente de l’association Alliance Zanimos.
13 parlementaires gros voyageurs
"C’est catastrophe puissance 1000. Tous les départs de chiens/chats organisés sur French Bee par les asso ont tous été annulés. Elles recherchent désormais des places sur Air austral, la dernière compagnie qui n’a pas fait évoluer ses prix", explique Karine. Mais le goulot d’étranglement finira de décourager les acteurs de la PA puisqu’avec "neuf places par vol", qui peuvent être utilisées autant par des particuliers que les associations, "ce ne sera pas suffisant", nous explique-t-elle. Corsair ne faisait pas partie du choix des associations jusque-là puisqu'elle pratiquait les prix les plus chers avant la décision d'Air France. De notre côté, la direction de French Bee nous promet une réponse d'ici la fin de la matinée (à Paris, ndlr).
Hasard du calendrier parlementaire, ce mardi à Paris, la députée Karine Lebon questionnait le ministre des Outre-mer sur l’errance animale et la récente décision d'Air France. La députée de la 2ème circonscription, approchée par Alliance Zanimos, peut donc déjà ajouter une deuxième compagnie dans sa Question au Gouvernement.
A défaut de pouvoir compter sur les compagnies aériennes aidées par l'Etat durant la pandémie, les associations pourront peut-être compter sur nos sept députés et quatre sénateurs dont les allers-retours vers Paris sont nombreux pour contribuer au transfert du maximum d'animaux péi...


