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La refondation de l’école : Pourquoi les syndicats ont tort ???

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 28 mars 2013 à 10H35

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La réforme instaure le retour à l'école le mercredi matin, un allègement des journées, trop chargées et concentrées sur une année trop courte, ce qui ne favorise as les apprentissages, et des activités culturelles et sportives ...

Les enseignants sont appelés à une nouvelle grève nationale et à des rassemblements, à l'initiative de fédérations minoritaires, contre les rythmes scolaires et pour de meilleures conditions de travail ...

Les motifs de cette grève restent difficilement compréhensibles, pour trois raisons.

1. La concertation a eu lieu
La première, c'est que le temps de la concertation est fini.
Cette revendication est difficilement audible dans la mesure où la concertation sur les rythmes scolaires a été lancée dès 2010 par Luc Chatel ...
Vincent Peillon qui souhaitait boucler ce dossier au plus vite, a finalement opté pour une concertation plus longue, de juin à octobre 2012, laquelle a donné lieu à un rapport, accueilli favorablement par les syndicats.
Cette large consultation a été suivie d'une négociation de près de trois mois (d'octobre à décembre 2012) avec les organisations syndicales.

2. Une réforme qui répond aux revendications des syndicats

Rappelons que depuis 2008, les mêmes syndicats enseignants dénoncent avec force la semaine de quatre jours et l'aide personnalisée (un temps d'une demi-heure par jour consacré à l'accompagnement des élèves en difficulté) ...
Or, la réforme Peillon supprime à la fois la semaine de quatre jours et l'aide personnalisée.

3. Travailler plus ?
L'argument avancé par les grévistes de l'allongement de leur temps de travail, sans contrepartie.
Or, non seulement la réforme Peillon n'allonge pas l'année scolaire, comme prévu initialement, mais le temps de travail des enseignants de primaire reste fixé à 24 heures par semaine.

*** Que reste-t-il à négocier ? ***
Le ministère a privilégié, conformément aux engagements de campagne de François Hollande, l'augmentation des moyens humains sur l'amélioration de l'ordinaire des enseignants.
Le principe de "plus de maîtres que de classes" sera appliqué dès l'an prochain, la scolarisation avant trois ans relancée, la formation des enseignants rénovée et 60 000 postes supplémentaires seront créés en cinq ans. Un choix politique qui marque un tournant dans les politiques éducatives conduites depuis dix ans. Un choix qui a aussi son revers: Vincent Peillon n'a plus rien à négocier avec les enseignants, et surtout pas leurs salaires ….

JANUS

 

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