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Je suis un homme

Ecrit par zinfos974 – le mardi 12 mars 2013 à 17H42

Vu du ciel tout est joli même les pires des horreurs il n’y a que l’art qui vaille la peine le reste du temps je suis confronté à mon malheur mes contraintes. Roi du tractopelle rien ne me résiste j’éclabousse mon espèce je pourri mon espace vital, opposé à moi-même je suis contradictoire. Civil en apparence et nostalgique de l’uniforme violent capable de tout.

Dans mon agitation je m’éloigne du bonheur. Forcé à me lever tôt pour gagner ma vie je me bats pour préserver ma semi-liberté privilégiant mes biens je néglige ma santé. Embrigadé dans mon ego surveillé par des radars enfermé du matin jusqu’au soir du soir au matin dans l’usine polluante de dioxine fumante.

Embringué dans cette sale affaire je suis coupable et victime de mon temps. Ma vanité profonde me mène à ma perte. Fier et orgueilleux têtu comme une mule prédateur né refusant de prendre du recul je renie mes erreurs. La réalité me fait peur.
- Je suis un homme !

La négation, la sottise, la démence, la désinformation y est pour beaucoup dans mon désastre planétaire. Ma galaxie est asphyxiée nous sommes tous contaminés.

Vous n’êtes pas raisonnables à regarder ailleurs quand la maison brûle. Il y a non assistance à personne en danger de mort. Pour bien faire il suffirait de cesser d’empoisonner la terre, d’arrêter la surpêche dans les océans, le thon rouge à déjà disparu. À travers le poisson d’élevage nous bouffons des farines d’animaux crevés. Des raviolis à la viande de cheval bourrée d’antibiotiques. Bientôt nous aurons dans nos assiettes des merguez au porc et du couscous au cochon.

Faudra s’y faire, un tournant à prendre pour sortir de notre ordinaire, l’auto au moteur à explosion est un fléau.

Le changement ne se fera pas sans pleurs sans douleurs. Nous sommes en train de muter historiquement. L’industrie lourde est à bout de souffle, l’inutile se propage pour mieux nous envelopper dans sa toile. Chômage attention au virage ça dérape.

Le cadeau du démon, les loups, les requins sont prêts, ils s’investissent pour la profitation. Il faudra une sacrée dose de lucidité aux dirigeants du monde l’enjeu est de taille pour éviter la fin de l’ère industrielle encore respirable.

La fonte de la banquise fait apparaître à ciel ouvert d’impressionnantes mines de diamants de gigantesques réserves de pétrole. Au secours ! La ruée vers l’or va bientôt commencer dans la région du Groenland. Extraordinaires gisements malheureusement exploitables, la mise à profit du sous-sol marin ne fera qu’alimenter le changement climatique sur la Terre. C’est la dernière cartouche le canon braqué sur la tempe il ne nous reste plus qu’à appuyer sur la détente.

L’utopie change de camp c’est une utopie de croire encore dans notre mode de vie actuel.

Universel l’art ne nuit pas à la santé, il n’y a pas de contre-indication. Consommable sans modération indispensable une nécessité pour ne pas perdre les repères de l’équilibre biologique. L’art ancien révèle nos origines témoin du passé. En Egypte la récente découverte des dessins et peintures gravés dans la pierre de la pyramide vieille de 4300 ans en est la preuve.

Juste une illusion, la plus riche des îles de l’océan Indien est inscrite au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Paul Vergès propose de belles choses pour le développement durable. Par pur démagogie le projet Tram-train fut abandonné par le nouveau président de la région. La mort dans l’âme je vois disparaître années après années les magnifiques cases en bardeaux elles sont remplacées par des maisons de béton. Le merveilleux village de l’Entre-deux en est tout défiguré.

Elles se comptent sur les doigts de la main. L’ancienne agence postale de Saint Philippe en bois sous tôles et bardeaux datant des années 1900 sera détruite pour du fric au profit d’un bailleur social corrompu.

La Terre entière est asphyxiée par les gaz d’échappement et tout le monde est en adoration devant le pétrole. La populace aspire au refus catégorique de la voiture électrique.
- Les véhicules propres n’empêcheront pas les embouteillages ! Me dit Suzie qui a 85 ans. Bon ce n’est pas une raison son raisonnement ne me donne pas envie de vieillir.

Des penseurs dépassés devant l'ampleur de la catastrophe écologique et sanitaire qui se profile à l'horizon. Si rien n’est fait ce sera trop tard au système je choisi l’écosystème.

Un exemple négatif dans le monde l’île Bourbon est une catastrophe écologique majeure à elle toute seule. Le béton encore et encore flancs de montagne grillagés la mort du corail le Paille-en-queue n’y retrouve plus sa nichée.

Au clair de la Lune non satisfait d’avoir ruiné la Terre idem l’objectif du Bonhomme pour ravager les étoiles. L’ami Terrien ignore sa destination mais il y va rien ne l’arrête notre semeur de désolation. Quand on donne des leçons on a plutôt intérêt d’être irréprochable.

Vous avez vu à la télé mais vous ne faites donc attention à rien vous êtes tête en l’air. Je comprends nous sommes tous dans le même canoë spectateurs impuissants face aux magiciens de l’entourloupe. La crise est omniprésente dans nos pensées une obsession dès le matin au réveil :
- Qu’est-ce qui pourrait encore bien nous arriver ?

68 le pays possède fièrement la bombe, l’étudiant roule en Dauphine et 4 CV accusé par les anciens de faire partie d’une bande d’attardés une armée de dégénérés d’après guerre.
- La théorie c’est bien, mais la pratique ah ! Me dis papa.

L’humiliation suprême d’une génération fertile dans un grand pays comme le nôtre. Honteux cependant d’avoir 20 ans de retard par rapport aux States. Le choc des cultures entre Richard Anthony et Jimmy Hendrix. La situation est intenable lavons cet affront changeons tout. La réponse est dans la révolte de mai les barricades le mois des pavés.

Aujourd’hui le bobo a gagné toutes les guerres et nos autos sont de toutes beautés rutilantes et performantes. Elles s’intègrent en parfaite harmonie dans le paysage consommation, la nécessité d’avoir les 4 roues motrices ma réussite. Nous sommes en plein dans les années râteau.

Jaloux certains frustrés, les fachos à la petite semaine trouveront à redire. Pour eux je fais partie d’une poignée de contestataires un raté de la société, un branquignol illuminé empêchant le gros beauf de polluer en rond. de jouir dans le synthétique entre ses clopes et l’apéro. Je le vois dans sa virilité affichée aux côtés de sa belle au volant du cabriolet sport 350 CV série 3 ex-loubard fier et bedonnant.

La bombe atomique qui nous fit si peur au temps béni des sixties est désormais interdite à l’échelon international. Il ne faut pas s’en plaindre n’est-elle pas belle l’existence ? Chic planète dansons dessus !

Le Terrien a les moyens de chercher une autre galaxie pour y vivre mais ne fait rien pour préserver son terroir d’origine.

On va tout faire péter ! J’ai habité à 120 kilomètres de la Hague pendant longtemps, sans doute est-ce une des raisons principales qui m’amena à m’installer au milieu de l’Océan Indien.

Fidèle à mes idées anti-nucléaires je refuse un emploi stable au Ganil. Le Grand Accélérateur National d’Ions Lourds de Caen. Je ne connaîtrais pas le problème de la retraite si j’avais voulu à cette époque gagner du fric à n’importe quel prix et bien non !

J’ai séjourné plus de 40 ans dans le Calvados. J’avais prévu en cas d’accident de m’abriter à l'intérieur des vastes champignonnières souterraines de Fontaine Henry. Des grottes creusées sur des dizaines de kilomètres dans le sous-sol calcaire de la plaine de Caen. C’est mon côté prévoyant demain toujours demain.

Aujourd’hui j’en connais qui ne verraient aucun inconvénient à la création d’une centrale dans l’île Bourbon. Parmi quelques zoreils aimant ramener leur science atomique je discute aussi avec des Belges qui me disent :
- Faudra bien arriver un jour à vivre de l'énergie de l'uranium pour être moderne comme tout le monde !

Je vous entends me traiter de raciste. À peine une vie d’homme aura suffit pour détruire la planète le massacre des éléphants la déforestation océans poubelles pas de quartier tout y passe.

Sur la Terre nous évoluons à pas de géant dans la connerie pure. Les bêtes n’ont pas de tares dans le milieu environnemental tous les animaux sont utiles pour la biodiversité.
Je suis inférieur à l’animal même si je descends de lui, l’homme est là pour mettre le désordre.

Quand on est petit on veut être grand mais devenu grand on est petit !
- Le plus inquiétant dans cette affaire d’empoisonnement de la Terre est que le pollueur est bénévole. C’est une passion un loisir avec l’impression d’être en vacances il mesure sa virilité à la grosseur du chargement d’ordures balancées dans la nature.

Gilles Bayet.

 

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