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Décidément, ma gueule ne revient toujours pas aux Douanes

Ecrit par zinfos974 – le mardi 12 mars 2013 à 14H13

J’ai eu l’occasion, il y a quelque temps, d’interroger la direction des Douanes dans une lettre ouverte intitulée « Qu’est-ce qu’elle a ma gueule ? » à propos de fouilles répétitives dont mes valises faisaient l’objet à Gillot à mes retours de voyage. Je me plaignais notamment du traitement de ma réponse à la question classique : « avez-vous quelque chose à déclarer » qui, systématiquement négative, ne m’avait jamais épargné une suite également classique : « venez par ici et montrez-moi le contenu de vos bagages ».

Le directeur des douanes avait eu à l’époque, la courtoisie de me répondre, ce dont je lui reste reconnaissant, pour m’apprendre que la réponse négative à la question traditionnelle « avez-vous quelque chose à déclarer »  ne dispensait pas d’une fouille méticuleuse et que le choix de la personne n‘avait rien à voir avec son faciès, mais relevait tout simplement du hasard. Un hasard qui, lorsqu’il devient occurrent, me fait penser aujourd’hui à ce que disait EINSTEIN : « Le hasard est le nom que prend Dieu s'il veut voyager incognito »

Si je reviens sur le sujet, c’est non pas pour me plaindre de l’attitude désobligeante ou du harcèlement d’un représentant identifié des douanes, mais plutôt pour exorciser ce hasard qui semble me coller à la peau.

En effet, lundi 11 mars en fin de journée le scénario qui m’avait poussé à recourir à l’épistole, il n’y a pas si longtemps, m’a de nouveau été imposé à mon arrivée à Gillot en provenance de Rodrigues où mon travail m’y avait conduit pour une semaine.

Agacé par cette énième fouille, après un voyage mouvementé en raison de formalités interminables à Maurice où régnait une effervescence peu coutumière à Plaisance, la veille de la célébration du 45ème anniversaire de l’indépendance, et un retard de plus d’une heure du vol qui me ramenait à La Réunion, j’ai donc pris soin cette fois encore d’insister auprès de la personne  qui s’activait à inspecter un à un, aussi bien mes bagages de soute que ceux de cabine, pour lui faire admettre que j’avais bien signalé n’avoir rien à déclarer. Peine perdue, comme à l’accoutumée, et, charge pour  moi de ronger mon mal en patience

Mais une question de la dame en uniforme, qui, sur le coup, ne m’avait pas surpris, devait par la suite me turlupiner jusqu’à me ramener à mon interrogation initiale : « Mais qu’est-ce qu’elle a ma gueule » ?

« Transportez-vous des devises ? » m’a t-elle dit. Je crois avoir répondu « non » par automatisme avant de me demander plus tard : quelle signification donner à cette question à l’adresse d’un ressortissant français résident à La Réunion.

Il est vrai, à la décharge de l’agent, qui n’avait pas pensé me réclamer mon passeport comme il est de coutume en pareille circonstance, qu’elle pouvait douter de mon origine tout comme de ma bonne foi.

Mais mon interrogation demeure : si se faire fouiller de manière répétitive relève du hasard, est-ce aussi le fruit du hasard cette question relative aux devises ?
   
M. Latchoumanin

 

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