Revenir à la rubrique : Courrier des lecteurs

Le courage d’un jeune entrepreneur Réunionnais !

Ecrit par zinfos974 – le vendredi 8 février 2013 à 14H29

Je le nomme Salim Moussajee, papa de deux jeunes filles.

Pour lutter avec dignité et défendre ses droits, il a dû, en six ans, affronter une quarantaine de procédures judiciaires à son encontre (sic), c’est surréaliste ?

Peut-être une première dans le droit français.

Il a perdu des commerces, son entreprise dans des conditions à mon humble avis intolérables et inhumaines. Paul Hoarau pour sa part utilise le mot prédateur.

Mais il a tenu bon pour clamer aux oreilles des juges, seul et contre tous avec le courage d’un homme libre, qu’il n’a jamais jeté l’éponge et a toujours respecté les lois et les valeurs de son pays, la république française et que son combat est juste.

Oui, je le dis et l’écris Salim a été un citoyen exemplaire.

Je serais, nous serons à ses côtés le mercredi 13 février à compter de 8h30 à la Cour d’appel rue Juliette Dodu et ce d’une façon pacifique et énergique et sommes de plus en plus nombreux à prendre conscience que, sans justice, notre petit pays La Réunion va à la dérive.

Il n’est jamais trop tard pour réparer les dégâts que nous avons pu causer, parfois sans le savoir, naïvement, parce que nous avons été manipulés.

Non à la mise à mort d’une famille et de la justice, oui à la vie, à l’homme à la dignité. Notre ami Salim, notre compatriote ce jeune musulman qui en arabe signifie « le pur » m’a fait penser à l’affaire Dreyfus où le « juif » était mis à la mort civile par l’extrême droite par le simple fait qu’il était...juif.

Mais lorsque la vérité est en marche rien ne peut l’arrêter, disait en son temps Zola, un des plus grands romanciers de France.

Je rappelle que l’avocat qui plaidait contre Salim est un représentant local de l’Opus dei, représente-t-il l’éthique de cette compagnie ?

L’église catholique mérite mieux pour défendre ses valeurs et sa noble religion, Salim dans son combat devient un symbole, celui d’une prise de conscience collective des humanistes laïcs, à la magistrature jusqu’aux chrétiens de basse-cour, comme aimait se nommer notre vieux Tangue.

Enfant, Salim est venu à la Petite France dans notre petite maison qui surplombait les champs de géranium-rosat qui ne plaisent pas aux techniciens intégristes, actuels écologiques du Parc national.

A la Petite France, il était porteur d’une flamme, il l’est toujours.

Salim tu n’es pas mort.

Tu vas vivre les instants du Phénix.

Tu peux encore servir ton pays et l’humanité,  même si la justice procédurière de notre pays a été, hélas, complice d’un droit obsolète qui oublie tous ces hommes et ces femmes qui, dans leur richesse de leurs différences, croient au réveil de la citoyenneté, de la justice et du juste équilibre qui fait une société où l’homme vit en harmonie avec son environnement.

Oui c’est possible et la fatalité n’est pas bonne conseillère.

Tiens bon ! Mon ami, mon frère...nous sommes à tes côtés.

Christian Vittori

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :