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Violence, insécurité : le far-west n’est pas loin !

Ecrit par zinfos974 – le lundi 26 novembre 2012 à 08H38

La violence me révulse.
Je déteste donner des coups ; et encore plus en recevoir. Je déteste aussi qu’on en donne aux autres. Je ne supporte plus de voir molester nos jeunes, nos filles, nos femmes, nos gramounes. Les faits sont éloquents : faudra-t-il bientôt que nous nous déplacions avec un Colt bien en évidence, pour nous défendre par nos propres moyens ? Ben… C’est pour demain.

Mon propos, une fois pour toutes, n’est pas une attaque en règle contre les forces de police, de gendarmerie ou les personnels de justice. Ces militaires ou fonctionnaires sont généralement des gens consciencieux, qui font bien le boulot qu’ils peuvent faire malgré les trop faibles moyens qui leur sont alloués.
Il n’empêche… En raison de leurs effectifs chroniquement insuffisants, nous, simples citoyens, ne pouvons plus nous sentir en sécurité. Nous ne le sommes plus. Un sondage datant de quelques jours prouve que la population ne se sent pas protégée. La population a la trouille, la pétoche, les foies, les flubes. Lo ki i moude poivre !

Le plus dramatique est peut-être la violence qui s’exerce contre nos plus jeunes enfants.
Nous avons tous entendu avec consternation la terrible histoire de ce môme de 11 ans qui a tenté de mettre fin à ses jours. J’étais atterré. Il a tout essayé, le pauvre : cachets, noyade, corde. Son heure n’était pas arrivée, ouf ! Mais pourquoi en est-il arrivé là ? Il l’a dit : « J’en ai marre d’être le souffre-douleur du collège, de me faire taper, racketter ! » On imagine sans peine son désespoir et le désarroi de ses parents. Mais les parents des autres, de ces petits salauds qui abusent de leur force parce qu’ils chassent en meute, comme tous les lâches ? Les parents de ces voyous, où sont-ils ? Et les enseignants de ce collège, frappés de cécité soudaine ?
Je peux vous dire une chose : si quelqu’un s’attaque à mes enfants, je souhaite pour lui que la police lui mette le grappin dessus avant moi. Et si les parents de tels sauvages se rebiffent, qu’ils y viennent, ils ne seront pas déçus du voyage.

Parce qu’à partir du moment où le citoyen lambda se sent menacé en permanence, qu’il perçoit le danger bien réel pesant sur les siens et sur lui-même, il n’a plus le choix. Ou alors, doit-il accepter de se laisser massacrer sans résistance ? La légitime défense existe et ne me parlez pas de disproportion entre l’attaque et la défense. Si vous corrigez un voyou qui a tort, au lieu de faire tête basse, il revient avec ses dalons et des armes.
Le monde que nous allons laisser à nos enfants est-il irrémédiablement frappé du sceau de l’invivable ? La loi du plus fort est-elle irréversible ?
La situation faite à nos gramounes n’est pas meilleure. La lâcheté et la dangerosité des voyous les poussent à attaquer ceux qui offrent le moins de défense. Aurions-nous donc si peu de respect et de reconnaissance envers nos parents, que nous assistions sans broncher aux coups, aux vols, aux viols (eh oui, hélas) qu’ils subissent de façon quasi quotidienne ? On entend ces doléances journalières sur Freedom. Merci à elle, d’ailleurs.

Une population qui ne réagit pas à la violence contre ses parents et enfants mérite-t-elle encore le nom d’humanité ?
Les enfants… Les anciens… Et nous alors ? On n’en finit plus de choper des torticolis à force de se démancher le collet pour voir si personne ne nous suit. On ne peut plus prendre le bus sans se dire que ça peut mal finir. Les agressions y sont de plus en plus nombreuses et violentes.
Aller faire ses courses seul, relève de l’inconscience. Retirer de l’argent au distributeur est d’une audace folle. Regarder quelqu’un dans la rue est une incongruité, une injure se lavant dans le sang !
Beaucoup de braves personnes, pas plus vindicatives que vous ou moi, n’ont jamais donné une claque à quelqu’un de leur vie, mais avouent leur ras-le-bol.  Leur détermination à ne plus se laisser faire.

Si des moyens conséquents ne sont pas très vite accordés aux forces de l’ordre, si l’on n’arrête pas très vite de relâcher les voyous aussitôt incarcérés, si l’on ne met pas un brutal coup d’arrêt aux exactions des apprentis tueurs (y compris les tueurs domestiques), le sang va couler dans cette île. Pas besoin de sortir de Polytechnique pour le savoir.
Le discours officiel, justement, est de dire que la situation est moins grave ici que dans le 93. J’entends bien. Attend-on alors qu’elle le devienne pour agir ? Lorsqu’il sera trop tard ? Et puis, cette situation est-elle vraiment moins grave parce que moins visible ? Parce que nombre de victimes n’osent pas porter plainte de peur d’essuyer des représailles sanglantes ?
Les puissants qui nous gouvernent n’ont aucune idée de la réalité du terrain. Bien au chaud dans leurs bureaux luxueux, rassérénés par la présence de leurs nervis professionnels, se gargarisant d’un suffrage universel qu’ils prennent pour un chèque en blanc, ils ne savent rien. Rien !

Alors, très humblement, je vais diminuer un peu leur ignorance crasse.
Messieurs qui nous gouvernez (ou vous prétendez tels), il n’est rien de plus facile que de se procurer au marché noir (chacun choisira selon ses goûts) : un Colt 45 automatique avec deux boîtes de 50 cartouches, une bête qui vous pulvérise un « bloc américain » à 50 mètres ; un Smith § Wesson Combat 357 magnum, un monstre ; un Beretta 92 9m/m, l’un des plus courus, 15 coups ; un P38 calibre 9 m/m, classique, simple et de bon goût ; un petit 7,65 à 7 coups, l’arme préférée de James Bond, facile à dissimuler sous la chemise… Quant au bon vieux fusil de chasse de grand-papa, il y en a un dans chaque foyer. Les connaisseurs vous le diront, un fusil de chasse est mille fois plus efficace et mortel à courte distance que le 44 magnum popularisé par Clint Eastwood.

Ne vous y méprenez pas ! Je ne fais pas l’apologie de la défense rapprochée. Les voyous sont au courant depuis longtemps. Le plus grave est que le simple public, celui qui en a marre de subir, commence lui aussi à le savoir.
J’essaie de camoufler mon propos, ma lassitude, mon désespoir, sous le masque de la dérision. Parce que la dérision est encore le meilleur rempart contre la désespérance… avant d’avoir à se désoler sur une société que vous aurez laissé pourrir, Mesdames et Messieurs qui nous gouvernez !

Je ne vous salue pas. Vous ne le méritez pas.
Je remercie les médias qui accepteront de publier ces lignes. Elles sont subversives ? Illégales ? J’en prends acte. N’accusez pas la presse. J’en assume l’entière responsabilité.

Jules Bénard
un citoyen qui en a marre,
mais vraiment marre !
 
P.S. : A toutes fins utiles, et rien que pour em… les fronts bas et les cervelles approximatives, je précise que je n’appartiens à aucun parti d’aucune extrême que ce soit. Je suis gaulliste, de gauche si vous voulez ; mais le gaullisme n’est ni de gauche, ni de droite, les gens lucides le savent bien.

 

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