Carpanin et Françoise ont encore frappé : Ça coûte combien, docteur ?

Françoise Vergès et Carpanin Marimoutou se sont fendus d’un nouveau colloque interocéanique dont le prospectus publicitaire est incompréhensible, comme d’hab. On y revient dans un instant, après quelques piqûres de rappel indispensables.
Et d’une : on rappelle que leur MCUR a coûté plus de 20 millions d’euros sans qu’ils aient rendu des comptes. Où est passé l’argent puisque rien n’a été construit.
Et de deux : la Région n’a toujours pas fourni les comptes !
Et de trois : en revanche, la Françoise a été intronisée dans la Légion d’honneur par Sarko. On trouve vraiment de tout là-dedans !
Et de quatre : pour compenser son appauvrissement ( !), elle a été nommée par l’ancien gouvernement au staff de direction adu Jardin des Plantes. En vertu de quelles compétences naturalistes ou zoologiques ?
Elle n’a pas été nommée ministre malgré des insistances pesantes. Pour faire passer la pilule, on accorde un colloque intitulé, je vous le donne en mille :
« Entre créolisation et autochtonie : mémoires ambiguës et réponses créatives dans les mondes tropicaux ».
Ca ne veut rien dire ? Je vous l’accorde. Entre universitaires, pour faire sérieux, « intello » comme on dit, leur plaquette de présentation use et abuse de formules incompréhensibles. Destinées sans doute à interdire toute demande d’explication. Tant il est vrai que si on ne comprend pas, on peut passer pour un con. Autant faire semblant de percuter… et la fermer, ce qui arrange tout le monde.
Petit florilège de choses aussi absconses qu’absurdes :
« Réfléchir de manière pluridisciplinaire et comparative… réappropriation de l’espace de toutes les images de soi et de l’autre (ça mange pas de pain)… Casser les stéréotypes et proposer de nouveaux devenirs singuliers et conjugués… au sens du paradigme esthétique… Repenser les ambiguïtés de la mémoire… Les Réunionnais migrants connectés vers de nouveaux devenirs singuliers et conjugués… La femme sans ouïes dans les littératures orales… Les identités illégitimes des populations non autochtones… » (et xénophobes en plus !)
Bref, ils font, une fois de plus, joujou avec notre pognon. Huguette a raison quand elle parle de colonialistes déguisés en révolutionnaires. Mais en attendant, qui c’est, les cocus de l’affaire ? Car ces illustres universitaires ne dorment pas en chambres d’hôtes et ne dînent pas au Ti-Couloir !
Jules Bénard


