Au tour de Sea Sheperd...

Cependant vous faites fausse route et ne semblez pas bien au fait du battage médiatique sans précédent de Sea Shepherd au sujet d'un massacre imaginaire de requins à la Réunion.
En effet, si sur le papier cette ONG se prononce -évidemment- contre la surpêche industrielle et autres filets dérivants, en pratique, selon un choix purement économico-médiatique, SSCS choisit de faire des films et du bruit plutôt que de lutter en profondeur pour la planète et les Océans. C'est un secret de Polichinelle, sauf pour les adeptes de cette ONG au fonctionnement quasi-sectaire (voir notamment le culte de la personnalité dédié à Paul Watson).
Il suffit de constater le mutisme d'SSCS lorsque les Seychelles (non loin de la Réunion, Océan Indien) ont procédé à un véritable abattage de masse de requins il y a peu, à la suite d'attaques de requins sur des touristes. Silence radio, zéro action...
Motif invoqué : SSCS France ne s'occupe que de la France... Ah bon ? Et SSCS "pas France" ?
SSCS choisit ses opérations selon un ratio coût+risques/ bénéfices médiatiques (et à la finale dons et soutiens) = Homo economicus (maximiser le profit avec une dépense minimale).
Ainsi, s'en prendre avec une violence inouïe aux surfers réunionnais- à tel point qu' SSCS a du créé récemment une asso bidon (sccpmer) pour intervenir à la Réunion, tellement Lamya Essemlali, par son manque de contrôle et sa violence verbale extrême s'est grillée- est une opération rentable pour l'ONG controversée.
Ce faisant, SSCS s'adresse à une population riche et "connectée", les français, et donc susceptible de lui apporter de l'argent et des soutiens. Une opération aux Seychelles aurait-elle eu le même impact médiatique ? Les seychellois se seraient-ils laissés insulter et rouler dans la merde comme les surfers réunionnais, bien trop gentils et isolés ? Les seychellois ont besoin du tourisme pour vivre, ils n'ont ni scientifiques bidons ultra-subventionnés, ni métropole procédant à de massifs transfert de fonds à leur bénéfice... Je pense que les "Chépèrs" auraient là-bas été chassés manu militari, comme à St Pierre et Miquelon et un peu partout où ils sont passés... sauf à la Réunion.
En effet : ce n'est pas en insultant les peuples qu'on les convertit à la cause environnementale. Du coup, s'attaquer non plus à un peuple dans son ensemble mais à quelques surfers présentés comme un corps étranger à la Réunion, était ma foi un choix certes détestable mais intelligent. Lamya Essemlali est tout sauf idiote, encore que la méchanceté et la duplicité poussées à l'extrême peut à la finale confiner à la bêtise, enfin...
Revenons à nos moutons : dès lors l'opération aux Seychelles auraient été :
- 1 risquée, dangereuse
- 2 coûteuse
- 3 peu médiatisable (pas bien de s'en prendre aux pays du tiers-monde)
- 4 en définitive : sans aucun impact sur les donateurs et autres soutiens.
SSCS, accusée à raison de s'en prendre plus souvent à des petits pêcheurs du tiers-monde qu'à des chalutiers géants (pas folle la guêpe), avait à l'occasion de cette crise requin la possibilité de s'en prendre à de "sales petits colons" des "faux surfers blonds", même pas chez eux à la Réunion, comme elle et ses amis l'ont largement martelé dans la presse et les réseaux sociaux. L'occasion était trop belle de jouer sur les préjugés anti-surfers et sur un certain racisme anti-zoreys. Cela a fonctionné : bravo !
Enfin, que dire d'une ONG qui lâche ses avocats sur des internautes isolés afin de les faire taire sans aucun fondement juridique (plaintes classées immédiatement) ?
En définitive et malgré ce bel effort sémantique, il me semble que vous ne connaissez pas la réalité de l'intervention de cette ONG à la Réunion et que vous vous fourvoyez largement sur la noblesse de ses desseins.
Rappel : Paul Watson est en cavale et l'on peut s'interroger sur les raisons conduisant un pays exemplaire en matière de droits de la défense comme l'Allemagne a avoir accueilli la demande d'extradition du Costarica : la théorie du complot mise en avant par SSCS est dès lors tout simplement grotesque.
Cette ONG peut ainsi être qualifiée d'ONG para-délinquante. L'éco-terrorisme n'est plus très loin (euphémisme)..."


