Juliette Caranta-Pavard à Lilian Payet, Vicaire général - Evêché de la Réunion

Lettre ouverte
Monsieur Gilbert AUBRY
Evêque de la Réunion
Président de la Commission Justice & Paix
Monsieur Lilian PAYET
Vicaire général
Envoi par fax au 02 62 94 85 73
Saint-Denis, le 10 mars 2010
"Pour être respectée, l’autorité doit être respectable" - Jean-Paul Delevoye, Médiateur de la République
Je ne parviens pas à dissocier ce qui se déroule actuellement – à ma grande honte… – dans mon église, et ce que cette même église, en la personne de son Evêque, a voulu pour moi et ma famille, en parfaite complicité avec tous les pouvoirs corrompus du département…
Au-delà des faits qui les provoquent, que dire des "communications" médiatisées de l’Eglise sur ce qui la frappe depuis 3 mois ? Je ne les qualifierai pas ; d’autres que moi s’en chargent, à haute et basse voix.
Que penser de son "chef" qui, dès lors que le navire église prend l’eau, quitte le bateau, et s’en va, longuement, se "ressourcer" à Maurice ? Ce, en laissant à son vicaire général, Lilian Payet, le soin d’entretenir de ridicules mystères autour de cette incroyable carence de l’Evêque qui – toujours selon M. Payet – "entend mener ses responsabilités jusqu’au bout" (sic – Le Quotidien du 17/02/2010).
Je veux, messieurs, par ce courrier, vous rappeler, à l’un et à l’autre, que je suis autorisée à ne pas vous laisser dire n'importe quoi sur un point bien précis. Ainsi vous, Lilian Payet, vous osez déclarer (dans le Quotidien du 17/02/2010 et, de là, publier à 35.000 exemplaires !) que l’Evêque Aubry, bien que très "sollicité" (sic), reste, en quelque sorte, prêt à accueillir quiconque le souhaiterait.
Je vous cite : "même un SDF qui se présente à l’évêché est assuré de le (M. AUBRY) rencontrer". "Même un SDF" !! Vraiment, votre profond et commun mépris d’autrui exsude dans tous vos propos (et dans vos actes, forcément).
Cette déclaration m’amène a en déduire qu’aux yeux de l’Evêque, moi, Juliette Caranta-Pavard, accessoirement catholique et – ne vous en déplaise – plutôt bonne chrétienne, je n’entre dans aucune catégorie du genre humain susceptible de retenir l’attention de M. Aubry. Même en situation de détresse… et surtout pas, dans la guerre que je mène, seule, aux corrompus locaux… à sa place !
Je me suis donné le droit, M. Aubry, lors de notre confrontation vespérale du dimanche 12/10/2008, à l’entrée de l’évêché (subie par vous ; voulue par Dieu…) de vous rappeler que le péché se commet "par action et par omission". De quelles méprisantes "omissions" n’avez-vous pas fait usage à mon égard !
Depuis ma première "sollicitation" (naïve et désespérée) de rendez-vous du 31/10/2007, jusqu’à votre brutal et grossier "mensonge de Noël" du 17/12/2007, vous avez persisté dans votre refus de me recevoir. Mais sans le dire, encore moins l’écrire, le courage n’étant manifestement pas votre qualité première.
Pendant ces longs jours, de lourdes et insupportables souffrances, je mettais ces muettes fins de non recevoir sur le compte d’une possible obligation de réserve ; j’ai été dessillée lorsque a éclaté l’affaire Valérie Bègue, le 22/12/2007, où, dès le lendemain, vous vous êtes officiellement – en vos titres et missions – précipité à son secours (cf. votre photo en pleine page couleur de la Une du JIR du 23/12/2007). Vous n’aviez aucune crainte des médias, alors !
Avec l’appui unanime du clergé présent sur le territoire Victoria, soumis et volontairement asservi à vos caprices, vous avez choisi (délibérément, en pleine connaissance de cause) de laisser saccager la vie d’une famille, digne et sans reproche. Vous avez choisi de me laisser soumettre à d’exceptionnelles violences psychologiques et autres. Et, cela, juste pour sauver la mise d’un petit politicard, pratiquant le délit de favoritisme au profit de mon voisin le tueur, en ses nouveaux délits !!
Vous avez librement choisi de vous allier aux pouvoirs corrompus de la Réunion contre leurs victimes – dont moi et les miens.
Vous ! qui, contrairement au cardinal Jean Margeot à Maurice, ne vous êtes jamais "abaissé" à descendre dans la rue pour défendre de justes causes… dont celle qui m’occupe.
Depuis 5 ans, j’ai dû sortir de mon habituelle réserve pour contrer cette corruption. J’y consacre ma vie. Dieu, qui sait, me donne la force et le courage nécessaires, et l’extraordinaire équilibre indispensable pour assurer ce front ; sans l’ombre d’une dépression…
Et vous ! vous qui vous lamentez, faites appel à compassion, vous qui vous étalez à longueur de colonnes, sans retenue, dans le JIR et le Quotidien, sur votre mal être et vos ennuis de santé (qui, à votre âge, n’en a pas ? Je viendrai, un jour, vous demander compte de ceux que vous avez contribué à créer volontairement chez moi… Une précision : les tentatives de votre protégé Victoria pour me "psychiatriser" ont échoué…).
Je suis en droit de juger votre pusillanimité, moi qui, avec votre contribution, ai comparu comme prévenue, une année pleine, 15 fois, devant toutes les juridictions pénales (hormis la Cour d’Assises…) sans compter moultes autres "assignations" ou "citations"…
Et vous ! vous, qu’une simple convocation en "Justice", en qualité de témoin, vous fait vous effondrer et disparaître !!
Alors, Gilbert Aubry, dites moi :
- Vous, le "fin politique" (sic – Le JIR du 04/03/2010) qui avez trouvé raison politique d’être impitoyable envers moi et envers ma petite famille, dévastée par les effets directs et indirects de cette corruption, dont vous êtes complice, en ne la contrariant pas ;
- Vous, dont les compromissions ont largement contribué à nuire, gravement, à mes enfants (à leur tour ! à partir de 2008, dans l’affaire Franck Bachelier/Gilbert Annette).
Oui, dites moi, M. Aubry, comment il se fait que vous soyez, soudainement, si fragile ??
De fait, au-delà du providentiel "burn out" (Le Quotidien du 17/02/2010), il apparaît clairement que les graves difficultés du moment vous ont révélé incapable d’y faire face. Et tout aussi incapable d’affronter les possibles mises en cause touchant l’exercice de vos responsabilités dans ces deux tristes affaires.
Enfin, je suis choquée de voir avec quelle impudeur vous utilisez les différents médias pour vous dédouaner et revenir – avec un de vos habituels discours creux – nous entretenir d’ "Amour" et de "vérité" !! Vous !! ("Belle" du 16/03/2010).
Juliette CARANTA-PAVARD
Copie à : - Mg. VINGT-TROIS, conférence des Evêques – Paris
- Sua Eminenza Cardinale MARTINO, Presidenza Pontificio Consiglio "Jiusticia e Pace" – Città del Vaticano


