Raphaël Glucksmann officialise sa candidature à la présidentielle

Trois mois après avoir annoncé vouloir prendre le temps de la réflexion, Raphaël Glucksmann a finalement franchi le pas. Sur le plateau du 20 heures de TF1, le coprésident de Place publique a officialisé sa candidature à l’élection présidentielle, qu’il entend porter dans le cadre de la primaire socialiste prévue à la mi-octobre.
Dans une lettre adressée aux Français et publiée par Ouest-France, l’eurodéputé revient sur les raisons de son engagement. Il s’appuie notamment sur son parcours, marqué par des rencontres avec des victimes de conflits et des défenseurs des libertés au Rwanda, en Algérie, en Géorgie et en Ukraine. Des expériences qui, selon lui, ont forgé sa conviction que la démocratie et les libertés restent fragiles.
Un constat sévère sur la France
Le candidat dresse ensuite un constat sévère de la situation française. Crise sociale, dérèglement climatique, tensions identitaires, difficultés des services publics ou encore situation du monde agricole : Raphaël Glucksmann estime que le pays traverse une période de profonde fragilité. Il s’inquiète également de la progression des forces politiques qu’il considère comme les plus radicales.
Face à cette situation, il défend un projet axé sur la souveraineté et la capacité d’action de la France. Réindustrialisation, protection du travail, renforcement de l’école, de l’hôpital et de la justice, transformation écologique et soutien aux productions nationales figurent parmi ses principales priorités.
L’Europe occupe également une place centrale dans son projet. Raphaël Glucksmann souhaite faire de la France un moteur d’une puissance européenne capable de réduire ses dépendances énergétiques, industrielles et technologiques et de mieux défendre ses intérêts face aux grandes puissances.
Une gauche à reconstruire
Mais l’enjeu de cette candidature dépasse, à ses yeux, la seule présidentielle. Le coprésident de Place publique entend participer à la reconstruction d’une gauche démocratique qu’il juge aujourd’hui trop divisée. Il plaide pour une gauche fidèle à ses principes, mais également capable de gouverner.
Après plusieurs mois d’hésitation, Raphaël Glucksmann se lance donc dans la bataille avec une ambition claire : convaincre qu’une autre voie est possible et redonner, selon ses propres termes, aux Français la capacité de reprendre en main leur destin.


