Ivre et jaloux, il tabasse sa compagne sur la route des Tamarins : deux ans de prison ferme

Parce qu’elle échangeait des textos avec son ex, une jeune femme a été passée à tabac par son compagnon alcoolisé alors qu’ils stationnaient sur une aire de repos de la RN1, à Saint-Paul, le 5 avril dernier. Récidiviste, ce dernier a été condamné en comparution immédiate.
C’est une scène d’une rare violence à laquelle les clients de la station-service de l’aire du Tabac sur la RN1 à Saint-Paul ont assisté le 5 avril dernier. Comme des enregistrements vidéo le confirment, une dispute éclate sur le parking vers 18h au sein d’un couple qui vient de faire une pause à la station-service de la route des Tamarins.
Visiblement en état d’ébriété, l’homme assène deux violents coups de poing au visage de sa compagne qui refuse de remonter dans le véhicule. La tirant de force par les bras après l’avoir attrapée par le cou, il la contraint alors à rentrer dans la voiture, où les coups continuent à pleuvoir.
Empêché de partir par des témoins
Même la mère du suspect, passagère arrière, n’arrive pas à le calmer. Ce sont des témoins qui vont s’interposer et empêcher le véhicule de partir, un homme parvenant à se saisir de la clé et permettant à la jeune femme de se mettre à l’abri.
Jugé vendredi 22 mai en comparution immédiate, le prévenu âgé de 31 ans reconnait les faits. « On s’est disputés. C’était une accumulation. Elle recevait des messages de son ex et pour moi c’est un manque de respect », justifie le Saint-Paulois, estimant avoir causé « plus de peur que de mal. »
"Aimable quand il est à jeun"
« 21 jours d’interruption totale de travail, ce n’est pas commun », observe la présidente en lisant le certificat médical de la victime. Blessures à la face, aux dents, marques de strangulation et ecchymoses sur les bras et les cuisses ont été relevées par le médecin légiste.
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« Il est super et aimable quand il est à jeun », nuance toutefois la victime. « Mais quand il boit, il n’est plus le même… Il a besoin d’un suivi » estime la jeune femme, qui souhaite mettre un terme à leur relation après ces violences.
"Autant de mal que de peur"
« Contrairement à ce que dit le prévenu, il y a eu autant de mal que de peur », tance la procureure, rappelant que la victime « a eu une dent déchaussée tellement les coups ont été violents. » Outre la gravité des faits, le ministère public souligne le lourd passif judiciaire du mis en cause : 20 condamnations, dont déjà deux pour des violences sur conjoint. « Monsieur est coutumier du fait, et a déjà eu plusieurs sursis révoqués », observe la magistrate avant de requérir 30 mois d’emprisonnement ferme.
« Il y a eu un souci de communication, et c’est vrai que les textos de l’ex-copain l’ont fait dégoupiller », plaide la défense, espérant une sanction plus clémente. Après en avoir délibéré, le tribunal optera pour une peine mixte : trois ans de prison, dont un avec sursis probatoire. Une interdiction de contact avec la victime pendant trois ans a également été prononcée.


