Viol et voyeurisme sur sa belle-fille à Saint-Louis : l’accusé condamné à 15 ans de réclusion

Jugé pour avoir violé sa belle-fille de 18 ans en novembre 2023, un Saint-Louisien de 43 ans a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de La Réunion ce mardi 19 mai. Il est également reconnu coupable de voyeurisme pour avoir filmé la victime dans son intimité à son insu.
Il encourrait trente ans de réclusion criminelle. Jugé en état de récidive de viol par la cour d’assises de La Réunion, Claude Fulmart, 43 ans, a été condamné mardi 19 mai à la peine de 15 ans de réclusion criminelle pour avoir imposé un rapport sexuel à sa belle-fille de 18 ans à Saint-Louis en novembre 2023.
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Un « soulagement » pour la jeune femme « d’être reconnue dans son statut de victime, alors que l’accusé niait les faits depuis le début de la procédure » souligne Me Hélène Andriot, avocate de la partie civile.
"Preuves matérielles des faits"
La jeune femme, qui avait déposé plainte dans les heures suivant les faits, les aurait subi en état de soumission chimique. L’enquête avait en tout cas relevé dans ses analyses des traces de Bromazépam, un puissant anxiolytique parfois surnommé « la drogue du viol. »
« Heureusement que ma cliente a rapidement parlé, car cela a permis de retrouver des preuves matérielles des faits » a souligné Me Hélène Andriot, avocate de la partie civile, à l’issue d’une audience « éprouvante » pour la victime.
Le Saint-Louisien, dont des traces d'ADN ont été relevées sur la victime, était jugé à huis clos pour ce crime ainsi que pour le délit de voyeurisme, pour avoir filmé la victime à son insu dans sa chambre et la salle-de-bain du domicile familial.
Un rapport finalement reconnu à la barre
Lors des débats, l’accusé a fini par reconnaître avoir eu un rapport avec la jeune fille, affirmant toutefois que celle-ci était consentante. Ce qui avait déjà été son axe de défense lors d’une précédente affaire de viol pour laquelle il avait été d'abord acquitté par la cour d'assises en 2012, avant d'être condamné en appel à six ans de prison.
Les débats ont également fait apparaître que le suspect avait filmé la victime au moyen de lunettes équipées de caméras miniatures disposées dans les pièces où elle pensait avoir son intimité. Plusieurs vidéos de la jeune fille avaient été retrouvées dans son ordinateur lors de la perquisition opérée par les gendarmes à son domicile.
"Pas de traces de violences" pour la défense
Considérant l’ensemble de ces éléments, l’avocate générale a requis la peine de 16 ans de réclusion criminelle. Suivant le positionnement de l’accusé, la défense a, pour sa part, plaidé l’acquittement.
Mais les jurés ont suivi l’accusation, retenant la circonstance d’aggravante de la qualité d’ascendant de l’auteur. Claude Fulmart écope ainsi de 15 ans de réclusion, auxquels s’ajouteront sept ans de suivi socio-judiciaire.
« Mon client est sous le choc de cette décision car il conteste les faits de viol. L’examen gynécologique de la victime n’avait pas montré de traces de violences et il se réserve le droit de faire appel », a déclaré son avocate Me Valentine Paquié, rappelant que « la circonstance aggravante d’administration d’une substance nuisible n’a pas été retenue. »
Le condamné a désormais dix jours pour faire appel.


