Retards de paiement : la CGPER met la pression sur Tereos OI

À la mi-février, des planteurs attendent toujours le versement de sommes issues d’Albioma. La CGPER dénonce une situation « intolérable » et exige un paiement immédiat.
La tension monte dans la filière canne. Dans un communiqué diffusé ce mercredi, la CGPER alerte sur des retards de paiement qui concernent des fonds issus d’Albioma et qui auraient dû être versés aux planteurs depuis plusieurs semaines. Selon le syndicat, ces sommes sont déjà en possession de Tereos OI depuis près de quinze jours, sans avoir été redistribuées.
Pour l’organisation présidée par Jean-Michel Moutama, la situation est « intolérable et injustifiable ». Elle intervient, rappelle-t-elle, dans un contexte déjà catastrophique pour les planteurs, fragilisés par l’augmentation des charges, les aléas climatiques et l’incertitude persistante qui pèse sur l’avenir de la filière.
« Il est inacceptable que les planteurs servent une fois de plus de variable d’ajustement », dénonce la CGPER. Derrière ces retards, ce sont des exploitations en difficulté, des charges urgentes à honorer et des trésoreries déjà plombées. Le syndicat estime que les planteurs ne peuvent ni comprendre ni accepter qu’un argent qui leur est dû soit retenu sans justification valable.
La CGPER exige donc le versement immédiat des sommes concernées et appelle Tereos OI à « prendre ses responsabilités ». Elle prévient également que, sans réaction rapide et concrète, elle se réserve le droit d’envisager toutes les actions nécessaires pour défendre les intérêts des planteurs.
Le message est limpide : « Les planteurs ont trop donné. Ils n’ont plus le temps d’attendre. Ils exigent le respect. »
Dans une filière déjà sous tension, ce nouvel épisode pourrait raviver les crispations entre industriels et producteurs, à l’approche de la prochaine campagne.


