Saison cyclonique : la CNL interpelle les bailleurs sociaux sur l’urgence de sécuriser les logements sociaux

En pleine saison cyclonique, la Confédération nationale du logement (CNL) de La Réunion appelle les bailleurs sociaux à agir sans délai pour réparer les dégradations causées par le cyclone Garance.
Face à la multiplication des signalements d’infiltrations et de risques pour les habitants de logements sociaux, la CNL exige des interventions immédiates sur le terrain.
Onze mois après, la CNL estime que "les très nombreuses dégradations consécutives au cyclone Garance auraient dû être intégralement réparées". À défaut, l’association considère qu’il s’agit d’"une carence préoccupante au regard des risques encourus par les occupants".
Toitures endommagées, dispositifs d’évacuation des eaux pluviales défaillants, fenêtres et portes détériorées, problèmes d’étanchéité ou de sécurité : la liste des réparations attendues est longue. Et la situation semble se dégrader. La CNL constate en effet "une très forte augmentation des signalements d’infiltrations, d’inondations et de problèmes électriques liés aux infiltrations" ces derniers jours, écrit Erick Fontaine, administrateur au sein de la CNL, dans un courrier adressé aux bailleurs sociaux.
"Sans délai"
L’association rappelle que, dans ce contexte, l’urgence ne peut se limiter à des démarches administratives."L’urgence ne se traite ni à distance ni par de simples constats administratifs", insiste la CNL, qui appelle à des "déplacements sur site, des contrôles effectifs et des interventions concrètes et rapides". Pour elle, la persistance de désordres connus "plusieurs mois après le passage du cyclone Garance serait inacceptable".
Face à cette situation, la CNL demande aux bailleurs sociaux de procéder "sans délai" à des vérifications systématiques sur le terrain, d’engager ou d’achever immédiatement les travaux nécessaires et de mobiliser pleinement leurs équipes et prestataires afin d’éviter toute aggravation lors de prochains épisodes cycloniques.
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"La sécurité des habitants ne saurait être différée ni relativisée", prévient encore l’association, rappelant aux bailleurs que leur responsabilité est "pleinement engagée en cette période à haut risque".


