L’Union des forces progressistes appelle à la mobilisation des Réunionnais contre le gouvernement Bayrou

Rassemblés autour d’Huguette Bello, les représentants de l’Union des forces progressistes tirent la sonnette d’alarme après l’annonce du Premier ministre François Bayrou d’un plan d’austérité de 43,8 milliards d’euros en 2026. Les élus escomptent une censure du gouvernement à la rentrée parlementaire, mais aussi une mobilisation de la population pour renverser la droite dans les urnes.
Les municipales de mars 2026 approchent à grands pas et, tandis que la droite agite l’habituel chiffon de l’autonomie, la gauche majoritaire se rassemble autour du traditionnel thème de la justice sociale. Lequel lui a permis de placer, l’an dernier, six députés à l’Assemblée nationale.
Ce mardi 22 juillet, lors d’une conférence de presse ratissant large, de Vincent Defaud à Claude Hoarau en passant par Perceval Gaillard ou Evelyne Corbière, l’Union des forces progressistes (UFP) a devancé le calendrier électoral. Avant peut-être de le chambouler à l’Assemblée nationale, à la rentrée, en obtenant la censure du Premier ministre François Bayrou.
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Qualifié par la cheffe de file de l’UFP, Huguette Bello, de « Premier ministre sans légitimité démocratique », François Bayrou est accusé, depuis l’annonce de son plan d’austérité de 43,8 milliards d’euros, de mener une « attaque frontale contre les droits sociaux et les solidarités, contre les fondements mêmes de notre pacte républicain. »
L'espoir d'un renversement du gouvernement à la rentrée
Huguette Bello a égrené la longue liste des mesures censées empêcher la France de basculer dans une crise économique profonde : « Le gel des prestations sociales, le gel des barèmes fiscaux, la suppression de milliers de postes dans la fonction publique, des coupes dans les budgets de santé et de solidarité, une attaque contre les arrêts maladie, la suppression de deux jours fériés. Le non-remplacement d’un fonctionnaire sur trois qui part à la retraite et la fameuse année blanche qui touchera les pensions de retraite, l’ensemble des prestations sociales, l’indice des fonctionnaires, le barème de l’impôt et de la CSG.
Tour à tour, les députés Perceval Gaillard, Jean-Hugues Ratenon et Karine Lebon ont souligné que, même s’ils obtenaient, comme ils l’espèrent, la majorité des voix lors d’une prochaine motion de censure contre le gouvernement à la rentrée parlementaire, l’expérience avait montré que le président de la République, Emmanuel Macron, n’était pas disposé à nommer un Premier ministre de gauche.
Les élus de l’Union des forces progressistes en appellent à la mobilisation générale
Raison pour laquelle les élus de l’Union des forces progressistes en appellent à la mobilisation générale de la population réunionnaise. En descendant dans la rue, bien sûr, mais aussi en utilisant tous les recours démocratiques contre le gouvernement, à l’image de l’ampleur énorme prise par la pétition contre la loi Duplomb, qui a dépassé les 1,6 million de signatures.
« Nous, on en appelle évidemment à la résistance populaire, à la résistance des syndicats, des partis de gauche. Mais on en appelle aussi à la partie du secteur économique qui n’est pas dogmatique, qui est encore un peu rationnelle : mobilisez-vous contre un budget qui va vous faire fermer vos entreprises », a martelé pour sa part Perceval Gaillard.
Le député LFI a pris en exemple « la politique gentiment keynésienne, c'est-à-dire une politique qui va réinjecter de l'argent public dans la consommation » appliquée par le gouvernement espagnol, qui lui permet d’afficher « une croissance de 2,68 % ». Un chiffre dont la France se satisferait bien aujourd’hui.



