Vie chère : Christophe Girardier contre-attaque et accuse GBH de tentative d’intimidation

Visé par une plainte en diffamation du groupe GBH après ses propos tenus aux Assises contre la vie chère en Martinique, Christophe Girardier maintient ses déclarations. Il dénonce une manœuvre d’intimidation et annonce à son tour le dépôt d’une plainte pour dénonciation calomnieuse.
Le ton monte entre Christophe Girardier et le groupe Bernard Hayot. Une semaine après l’annonce par GBH d’une plainte pour diffamation, le président de Bolonyocte Consulting riposte dans un communiqué publié ce 22 juin. Il rejette en bloc les accusations du groupe et affirme qu’il saisira à son tour la justice pour dénonciation calomnieuse.
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« Face à une telle procédure abusive, qui n’a pour seul objectif que de nuire à ma personne et à mon activité professionnelle, j’entends déposer une plainte pour dénonciation calomnieuse contre GBH », écrit-il. Le consultant maintient « en tout point » ses propos tenus lors des Assises populaires contre la vie chère en Martinique les 13 et 14 juin, où il avait dénoncé la position dominante de GBH sur le marché local.
Il fustige une tentative « d’intimidation ou de pression » visant à discréditer ses travaux, et affirme que ses analyses reposent sur des bases économiques « solides et objectives », avec pour seule ambition « d’éclairer utilement le débat public sur la vie chère ». Christophe Girardier ajoute que GBH n’apporte selon lui aucun élément sérieux pour contredire ses déclarations, préférant « asséner des affirmations unilatérales, voire fallacieuses ».
Il en profite pour rappeler son expertise : à la tête de Bolonyocte Consulting, cabinet spécialisé dans l’analyse concurrentielle de la grande distribution, Christophe Girardier a rédigé plusieurs rapports commandés par les Observatoires des prix de La Réunion et de Mayotte. Parmi eux, une étude de 2020 sur l’impact du rachat de Vindémia par GBH et un état des lieux du marché réunionnais publié en 2022. Ces travaux, largement repris dans la presse, avaient déjà soulevé la question de la concentration du secteur et de son lien avec la vie chère dans les outre-mer.
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