Le personnel de l’Apajh en grève pour dénoncer de mauvaises conditions de travail

C’est une grève historique que le personnel de l’Apajh a entamé ce matin. Une grève de 24 heures pour le moment, mais qui pourrait continuer si aucune solution n’est trouvée. Les salariés dénoncent de mauvaises conditions de travail.
Ce vendredi est à l’appel de l’intersyndicale CGTR et CFDT, le personnel de l’Apajh est en grève. Les salariés de l'Association pour adultes et jeunes handicapés de La Réunion protestent après l’échec des dernières négociations annuelles obligatoires (NAO).
Au cœur des revendications, l’octroi d’une prime de 1000 euros net pour l’ensemble des salariés (230 en équivalent temps plein). « Nous voulons une vraie reconnaissance de notre engagement au quotidien. Mais aussi de meilleures conditions de travail. On s’est rendu compte que les accidents du travail se sont multipliés », explique Laurence Govin (CGTR), également élue au CSE.
À écouter les deux syndicats, la souffrance au travail s’est exacerbée ces derniers temps, en raison de l’augmentation des actes de violences des patients pris en charge par la structure.
La dernière réunion de NAO qui s’est déroulée le 9 décembre dernier n’a pas permis de trouver une issue favorable aux revendications posées sur la table. Pourtant, l’association n’a pas de problème financier, selon les deux syndicats. « Localement, l’association se porte bien », assure Julien Cazeilles (CFDT). Le chiffre d’1 million d’euros d’excédent est avancé. Mais impossible de savoir ce que devient réellement cet argent.
« On nous balade dans les négociations », poursuit-il. Les syndicats n’excluent pas de réclamer une inspection de l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales). « On veut un véritable regard sur la gestion de la trésorerie ».
En outre, dans leur tract, la CGTR et la CFDT dénoncent « un recours calamiteux aux CDD dans certains établissements plongeant certains salariés dans une situation d’extrême précarité » ou encore « Une violation des dispositions réglementaires prévues dans le Code du travail concernant la mise en place des cycles de quatre semaines ayant amené les élus du personnel à saisir le tribunal judiciaire ».
Les syndicats espèrent maintenant qu’une réunion de négociations se tienne rapidement avec la direction de l’Apajh.


