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Il violente sa compagne et les enfants : "Parfois, je ne le fais pas exprès"

Ecrit par I.S. – le mercredi 27 novembre 2024 à 09H58
L'enfant avait été violenté lorsque son ballon avait atterri dans le jardin du voisin (Photo d'illustration)

Malgré un suivi psychologique, Bryan H., 31 ans, a la main tellement leste que ses actes l'ont amené devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis qui l'a sévèrement sanctionné.

Face aux magistrats du tribunal correctionnel, Bryan H. a du mal à s'expliquer. Le 28 juin dernier, le ballon de Stéphane*, le jeune fils de sa compagne, passe au-dessus de la clôture du jardin des voisins. Un fait anecdotique sauf que le trentenaire excédé va saisir l'enfant et le projeter contre le grillage puis, au sol, avant de lui asséner plusieurs coups de poings. Le marmaille touché au visage présente aussi une plaie au cuir chevelu de 2,5 cm. Le certificat médical qui fait état de ces blessures est "précis et objectif" fait remarquer le représentant de la société.

Bryan assure "qu'il n'a pas vu de sang" et se défend en stigmatisant les enfants de sa compagne : "c'est jamais de leur faute, c'est toujours les autres". Mais le tribunal ne va pas se contenter de ces passionnantes considérations éducatives. Par trois fois, la mère des enfants violentés a subi des violences conjugales alors que sa fillette est traumatisée à l'idée d'être gardée par son ti père.

Des considérations éducatives passionnantes

En 2019, la mère de famille a reçu gratuitement une gifle alors qu'elle se trouvait assise sur son canapé. Plus tard, la même année, au cours d'un différend entre voisins, Bryan s'était emporté et avait retourné sa frustration contre elle, lui infligeant trois coups de poing sur le bras et dans les côtes. "Je m'énerve vite", commente-t-il.

Le 1er mai dernier, Bryan s'était disputé avec sa famille au cours d'un repas. Alcoolisé, il avait quitté la table en titubant. Souhaitant lui apporter son aide, la mère de famille avait été frappée au visage. Le prévenu se lance alors dans des explications abracadabrantes pour justifier son geste et termine son propos en déclarant : "parfois, je ne le fais pas exprès".

Devant ces justifications navrantes, le ministère public requiert la peine de 3 ans d'emprisonnement dont 2 assortis d'un suivi probatoire avec une obligation de soins et de travail à l'encontre du cantinier de profession.

Le trentenaire ayant de bien maigres éléments pour assurer sa défense face aux témoignages et aux éléments de l'enquête écope de cette peine.

*Prénom d'emprunt

Etiquettes : Justice | Tribunal

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