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Prendre le bus au quotidien... la galère

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 27 octobre 2010 à 17H58

Avec la signature des nouveaux accords de Matignon, la Région Réunion a fait du transport en commun l’une de ces priorités. Avec un réseau qui compte en moyenne – pour le réseau interurbain – 70 cars pour quatre millions de passagers par an, la politique d’amélioration des transports en commun est plus que nécessaire même si l’ensemble des usagers notent une sensible amélioration ces 20 dernières années sur le réseau car jaune. Néanmoins, il reste encore beaucoup à faire, notamment en ce qui concerne les réseaux urbains.

Quatre collectivités se partagent le monopole du transport urbain dans l’île : la SEMTO dans l’Ouest,  la CINOR dans le Nord, la CIVIS dans le Sud et la CIREST dans l’Est. Malgré les nombreuses améliorations qui ont été apportées à l’ensemble de ces réseaux – multiplication du nombre de bus, efforts sur les horaires – les usagers se plaignent encore bien souvent des retards des bus et de leurs horaires.

Les hauts oubliés
 
Ce matin encore, Mimose et Stéphanie attendent le bus depuis bientôt 40 minutes sans qu’un seul ne pointe le bout de son nez. Elles attendent, résignées, elles ont l’habitude. Dix minutes plus tard, deux bus pleins passent devant elles. Les deux femmes préfèrent relativiser et se raconter leurs problèmes en attendant le prochain bus. Pourtant, la patience – bien qu’une grande qualité dirons-nous – commence à faire défaut à monsieur Filin : "Tous les matins c’est le même problème", s’insurge-t-il.

Pour prendre le bus, il ne fait pas bon habiter dans les hauts ! Les habitants pâtissent souvent de leur éloignement des centres-villes. Certaines zones sont peu desservies et les voyageurs doivent parfois attendre deux bonnes heures pour pouvoir quitter leur quartier et rejoindre la gare la plus proche. Par exemple, à Dos d’âne, le seul bus qui dessert la zone ne passe que toutes les heures !

Pas de permis : pas de vie le soir et le week-end

La politique actuelle de transports en commun ne tient pas compte de ces problèmes d’écarts. Le voyageur doit s’adapter au réseau et non le réseau au voyageur. Cindy, 24 ans, nous explique que malgré son maigre salaire, elle a dû se prendre un petit studio à Saint-Denis parce que le dernier bus qui la ramène chez elle, à l’Eperon, est à 18h. Elle finit le travail à 17h30, et le temps de prendre le car jaune et d’arriver à la gare de Saint-Paul pour prendre le bus qui la conduit chez elle, il est déjà trop tard. Elle s’insurge contre cette politique qui semble ne pas lui donner le droit de finir tard. N’ayant pas encore son permis, elle trouve regrettable que rien ne soit encore fait pour améliorer cette situation.

Une situation d’autant plus pénalisante que, passer une certaine heure on ne peut plus sortir à la Réunion si on a pas de voitures. Et le dimanche, n’en parlons pas ! Les potentiels voyageurs ont le choix entre rester chez eux ou alors s’arranger avec des amis qui ont le permis pour pouvoir sortir.

De bonnes améliorations

Néanmoins, malgré ces problèmes, des efforts ont été faits au niveau de l’unification des tarifs sur le réseau. En moyenne, le voyageur pourra se déplacer sur l’ensemble du réseau urbain de Saint-Denis et de Saint-Paul, moyennant une somme de 1,50 euros par voyage, quelque soit la zone de destination, tant qu’elle reste dans la commune.

De même, des systèmes d’abonnement, plus ou moins avantageux, ont été mis en place. En comparaison, sur l’ensemble du réseau Eolis, contre un abonnement de 39 euros par mois, l’usager pourra voyager sur l’ensemble du réseau autant de fois qu’il le voudra, tandis que sur le réseau Citalis, contre seulement 10 euros par mois, les étudiants pourront voyager sur l’ensemble de la commune de Saint-Denis.

 

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