Rentrée oblige, l'Education nationale à la Réunion reprend les armes

Mais à la veille de la rentrée scolaire, tous comptent bien rattraper le temps perdu et les syndicats l'ont fait savoir à l'occasion d'une conférence de presse cet après-midi. Le mouvement national sera bel et bien suivi les 28 octobre et 6 novembre... avec toutefois, un appel à la mobilisation plus large : "Le climat social à la Réunion ne connait pas la même configuration qu'en métropole. Pour cette rentrée, nous souhaitons mettre l'accent sur la problématique de l'emploi, d'ailleurs totalement liée à celle des retraites. Nous savons que pour cette rentrée, 16.000 postes au niveau national, les DOM compris, vont être supprimés. La situation réunionnaise est dramatique sur ce point", a indiqué Patrick Corré, secrétaire général du SGPEN-CGTR.
Pour la représentante FO, "la retraite c'est la locomotive, mais d'autres wagons arrivent derrière ! Si nous laissons faire, le gouvernement se sentira fort et libre d'imposer n'importe quelle autre mesure", à l'instar d'un dossier qui commence à inquiéter sérieusement, celui d'une transformation radicale de l'école primaire, plus précisément d'une privatisation de celle-ci.
"Une volonté de retourner l'opinion publique contre les syndicats"
L'occasion pour Marie-Hélène Dor de rebondir sur l'attitude du gouvernement face à la mobilisation actuelle en métropole : "Il y a un mépris du gouvernement face à la rue, et même une volonté de retourner l'opinion publique contre les syndicats", quand un autre membre de l'intersyndicale ajoute que "c'est Sarkozy le plus casseur. On insiste sur des groupes isolés pour tenter de déstabiliser".
Dès lundi, une grève reconductible démarre au lycée professionnel Roches Maigres à Saint-Louis, grève des personnels TOS. Il est fort à parier qu'en début de semaine prochaine, le Recteur de la Réunion aura les yeux tournés vers les établissements de l'île afin de s'assurer que la forte mobilisation en métropole (lycéens et étudiants notamment) ne trouve pas écho dans notre département...
En vidéo, Marie-Hélène Dor, porte-parole de l'intersyndicale et représentante de la FSU, et Stéphane Maillot, représentant syndical des étudiants à l'Unef.



