Multiplication des dos d’âne à Saint-Denis : la sécurité avant tout


Ces derniers temps, les habitants des quartiers du Moufia et de la Bretagne ont noté une nette augmentation du nombre de dos d’âne dans leur quartier. Pour Gerald Maillot, président de la CINOR et 3ème adjoint à la mairie de Saint-Denis, il est important de préciser que c’est "partout dans l’île et pas uniquement à Saint-Denis que les dos d’âne se multiplient".
Il met en avant une volonté sécuritaire contre ce qu’il appelle des "fous du volant". Ils sont très peu selon lui, mais il est nécessaire de faire ce travail "car ils tuent". Il serait ainsi préférable d'assurer la sécurité de ses concitoyens quitte à faire "quelques mécontents à l’approche des périodes électorales".
"La seule solution c’est ces ralentisseurs"
La mise en place de ces dos d’âne a été concertée avec les 18 conseils de secteurs que comporte la ville de Saint-Denis. Ces conseils ont fait les propositions de projets qu’ils estimaient nécessaires : éclairages public, dépôt d’ordures, etc… Et les demandes d’installations de dos d’âne ont été très nombreuses.
Elles émanent majoritairement, selon l’élu, des familles de victimes d’accidentés de la route. Pour ces gens, "la seule solution c’est ces ralentisseurs". La plupart des demandes dataient de plusieurs années, "les dossiers traînaient" et "la municipalité faisait la sourde oreille". L’élu a donc repris ces dossiers en main "pour le respect de ses familles" mais aussi pour une raison personnelle, puisque lui-même a perdu il y a quelques années un membre de sa famille "à cause d’un chauffard".
Et quitte à investir 200.000 euros dans l’installation de plateaux ralentisseurs, l’élu en fait une priorité.
Cette année, une trentaine de dos d'âne a été installée sur les routes communales et une trentaine sur les routes départementales, pour un total désormais de 400 dos d'âne dans la commune. Pour l’instant, les demandes ont été épuisées, il n'y aura donc pas d’autres dos d’âne d’installés dans l’immédiat.
Et les trottoirs dans tout ça ?
Toutefois, l’élu s’insurge contre le fait que personne ne parle des trottoirs qui ont été installés, "eux aussi prolifèrent !", ironise-t-il. Pour lui cela prouve bien que "les gens s’en foutent (ndlr : des piétons écrasés) car leur voiture est plus importante !"


