Sanction politique à St-Joseph : "J'espérais que Patrick Lebreton reconnaitrait ses torts"


L'information est sortie ce matin dans le Quotidien : Le tribunal administratif a annulé le 7 octobre dernier le changement d'affectation d'une employée du CCAS de Saint-Joseph au motif qu'il s'agissait d'une sanction politique.
Le 11 mars 2008, deux jours après sa réélection, Patrick Lebreton, le maire de Saint-Joseph, prend la décision d'affecter Marie-Josée Bois ailleurs qu'au CCAS où elle travaillait en tant qu'aide à domicile.
Au regard du dossier et des éléments apportés par Marie-Josée Bois, le tribunal administratif estime que cette mesure est étroitement liée au fait que le mari de celle-ci, Jean Bois, était en 2008 le colistier de Josie Hoareau (UMP).
Jean Bois est satisfait de la décision du tribunal administratif et a accepté ce matin de répondre à nos questions :
Pour le moment, le maire de Saint-Joseph, Patrick Lebreton, a refusé de commenter cette décision juridique. Qu'en pensez-vous?
Jean Bois : "J'attendais sa réaction, j'espérais qu'il reconnaitrait au moins ses torts. Je suis libre de choisir mon camp politique, ma femme a pâti de cela et ce n'est pas normal. J'ai 27 ans de syndicalisme derrière moi, je connais mes droits".
Il est encore possible que la mairie de Saint-Joseph fasse appel…
Jean Bois : "Si la commune fait appel, on retournera devant la justice. J'ai tous les papiers qui montrent que cette décision qu'il a prise en 2008 n'est pas juste. Ma femme n'aurait pas dû être affectée.
Jean-Pierre Lallemand, le président départemental du SAFPTR, condamne l'ensemble des communes car c'est une pratique courante dit-il…
Jean Bois : "Dans toutes les mairies, ça se passe comme ça. Les syndicats doivent réagir, ils ne doivent pas avoir peur de la pression politique. Je me suis battu presque seul dans cette affaire. J'ai amené mon dossier à un syndicat local qui me l'a refusé, pourquoi? Le SAFPTR est le seul syndicat à m'avoir donné un coup de main."
Comment va votre femme? Craint-elle des représailles?
Jean Bois : "Elle va bien. Elle attend tranquillement sa réintégration comme aide à domicile au CCAS de Saint-Joseph. Nous n'avons pas peur car nous savons que nous sommes dans notre bon droit."


