Mayotte : Quatre hommes jugés pour le viol d'une médecin

Le soir du 23 mars 2019, la jeune interne en médecine s'est rendue dans une boîte de nuit de Mamoudzou avec des amies pour fêter son anniversaire. Elle y a croisé un camarade avec qui elle avait des relations tendues. Ils sont sortis par une issue de secours pour en discuter. Ils ont tenté de revenir en frappant à la porte, mais le videur n'a pas voulu les laisser entrer. Le garçon a alors décidé de faire le tour pour entrer par la porte principale, mais la jeune femme, qui ne connaissait pas le chemin, s'est retrouvée seule.
Isolée à l'extérieur, elle s'est retrouvée entourée par un groupe d'hommes dont elle ne savait pas combien ils étaient. Elle a décrit un black-out de quelques secondes avant de se souvenir d'être allongée dans un coin sombre avec un homme sur elle. Elle a commencé à se débattre et à demander à son agresseur qui il était. L'agression a duré environ une heure et demie, avec deux hommes qui la pénétraient à tour de rôle. Elle a établi un contact avec eux pour éviter le pire avant de finalement réussir à s'enfuir en remontant jusqu'à la porte de secours et en demandant aux vigiles de lui ouvrir.
Les agresseurs ont été retrouvés grâce à leur surnom et identifiés grâce aux traces d'ADN retrouvées sur les vêtements de la victime. Lors du procès, la jeune femme a témoigné en pleurs, se souvenant des détails de l'agression. En tant que médecin, elle savait la procédure à suivre en pareille circonstance et les comprimés à prendre pour éviter les maladies sexuellement transmissibles.
Les accusés ont écouté attentivement le témoignage de la victime, mais l'un d'entre eux est resté prostré avec la tête baissée tout au long du procès. Certains d'entre eux sont connus de la justice pour des vols et des violences, dont un est impliqué dans le meurtre de Christophe Brousset à Kawéni en 2016.
Le verdict est attendu pour mardi ou mercredi.


