Quand la ruralité prend ses quartiers...


Le député-maire de Saint-Joseph, Patrick Lebreton a procédé ce jeudi à la pose de la première pierre de la Maison de la ruralité. Une structure longtemps désirée par l'élu et qui a été officiellement lancée au sortir de l'Université rurale européenne. "Cette Maison de la ruralité sera le corollaire de l'Université rurale de l'Océan Indien, un lieu permanent d'éducation populaire qui permettra de favoriser l'émergence d'initiatives locales" soulignait hier Patrick Lebreton dans son discours de clôture de l'URE.
Fédérer les acteurs de l'économie "sociale et solidaire"
Projet à rayonnement départemental, ce lieu d'accueil s'inscrit dans une triple démarche : Insertion, économie sociale et solidaire et développement rural et culturel. "Elle est synonyme de potentiel de développement économique et durable, respectueux du territoire, de l'environnement, de son identité, de sa population et de ses potentialités" poursuivait le parlementaire à Langevin. C'est d'ailleurs dans ce quartier que la structure verra le jour dans plusieurs mois. Une décision logique étant donnée l'accueil par la commune des différentes Universités rurales de l'océan Indien depuis 2004.
Composée de salles polyvalentes dédiées à la formation et aux réunions mais également d'un espace de documentation, de bureaux et d'une varangue pour une emprise foncière de 350 m2, la Maison de la ruralité sera désormais le point de ralliement des acteurs du monde rural. Quant à la maîtrise d'oeuvre du projet, elle sera assurée par un architecte communal, de quoi donner une identité créole au futur établissement.
En terme d'objectifs, ce site permettra de réunir les acteurs associatifs de l'économie dite "sociale et solidaire". Le but, offrir un panel de services relatifs à la ruralité aux associations oeuvrant dans le secteur de l'insertion. "Cette Maison de la ruralité sera un véritable tremplin pour rendre permanente l'action impulsée par l'Université rurale de l'océan Indien" précise la note de présentation du projet.
Lequel permettra de fédérer les savoir-faires et les réseaux pour une charge annuelle de fonctionnement équivalente à 71.468 euros. Une somme qui sera assurée, en partie, par la Caisse d'allocations familiales. Quant aux travaux, ils coûteront la bagatelle de 892.490 euros, répartis entre le Conseil général (50%), la CAF (30%) et la commune (20%).


