Saint-Joseph : Elle apprend par son fils qu’elle est trompée et agresse la maîtresse de son conjoint

Un jour, Audrey va apprendre que ce lien est allé un peu trop loin entre le père de ses enfants et son amie d’enfance. En effet, c’est son fils qui a appris la nouvelle à l’école, ce qui lui a valu les quolibets de ses camarades de classe. Audrey va confronter Paul qui confirme sa liaison extra-conjugale.
Malgré tout, le couple reste ensemble. Ils ne vivent pas sous le même toit car Paul "est violent et comme ça il peut rentrer chez lui pendant ses crises". Cette séparation au quotidien va permettre à Paul de poursuivre secrètement sa liaison. Samantha, de son côté, fait tout pour qu’Audrey comprenne que rien n’est fini entre eux, notamment en passant constamment devant sa maison. Face à cette situation, Audrey fait le dos rond pendant des mois.
Le 14 avril, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Ce matin-là, Audrey est chez son conjoint et voit Samantha se garer devant la maison. Cette dernière affirme qu’elle est venue mettre fin à la relation entre elle et son amant. Audrey va alors « sortir comme une furie » et dire à sa concurrente qu’elle manque de respect à ses enfants et elle. Ce à quoi Samantha va répondre laconiquement qu’elle "s’en fout".
Face au mépris de Samantha pour ses enfants, Audrey disjoncte et l’attrape par les cheveux avant de la griffer au visage. C’est Paul qui intervient pour les séparer.
Au tribunal, Audrey est en pleurs et ne cesse de s’excuser. "Je dis toujours à mes enfants de ne pas réagir avec violence. C’est pour ça que j’ai honte aujourd’hui", affirme-t-elle. Sournoisement, Samantha va déclarer qu’"il faut qu’elle comprenne que ce n’est pas avec la violence qu’on règle les problèmes."
La procureure va dans le même sens en soulignant que "des gens trompés, il y en a plein dans le monde, mais tous ne passent pas à l’acte". Elle requiert donc une amende de 730 euros à l’encontre de la mère de famille.
Pour Me Norman Omarjee, l’avocat d’Audrey, "8 jours d’ITT pour 8 mois de violences, ce n’est pas cher payé. On se retrouve avec celle qui est harcelée sur le banc des accusées et vous avez une partie civile qui se comporte comme une prévenue. Il y a un proverbe guadeloupéen qui dit : ti peu pardon guéri pas la bosse". Une plaidoirie qui a convaincu la juge d’abaisser l’amende à 150 euros.


