Revenir à la rubrique : Faits divers

Il héberge un ami SDF et se fait molester en guise de remerciements

Un jeune homme de 25 ans comparaissait pour des faits de violences ce mercredi dans le cadre de la comparution immédiate. Afin d'optimiser le déplacement, il était également jugé pour une autre affaire de violence datant de mai 2022 pour laquelle il était convoqué en décembre prochain.
Ecrit par Régis Labrousse – le mercredi 17 août 2022 à 18H54

Joan Z., à peine 25 ans et SDF, est plutôt du genre violent, surtout quand il boit. Alors qu'un ami le dépanne en l'hébergeant, il le moleste le 14 août dernier car celui-ci lui annonce devoir rendre son appartement et donc qu'il doit partir. Coups de poing et de pied et deux coups de pilon au visage.

La victime s'en sort avec une ITT d'un jour. Le lendemain, Joan Z. est toujours énervé et menaçant. "Si je te retrouve dans la rue, je vais en finir avec ta race", menace-t-il en guise de remerciements. Apeurée, c'est la compagne de la victime qui décide d'appeler les gendarmes qui interpellent l'agresseur. Dans un premier temps, il ne reconnait pas les faits : "c'est peut-être sa femme qui l'a frappé", explique-t-il aux militaires. 

Il le fait finalement à la barre du tribunal avec un brin de subtilité puisqu'il ne se souvient plus de tout. Pratique mais le tribunal lui fait comprendre qu'il en a vu d'autres... 

"Il se croit tout permis, je ne pouvais le laisser faire"

Pour les faits du 19 mai 2022, il est encore en état d'ivresse et balance bruyamment les poubelles sur son chemin. Un homme qui mangeait tranquillement avec son épouse dans une pizzeria lui demande d'arrêter et de se calmer. Joan Z. lui assène un coup de chaine et une bagarre s'ensuit. La victime aura 5 jours d'ITT et lui une convocation en décembre alors qu'il est déjà sous le coup d'un sursis probatoire pour des violences, donc en récidive. "Il se croit tout permis, je ne pouvais le laisser faire", explique la victime à la barre. 

"Ce sont deux affaires jointes. Les fais sont établis, de plus il est déjà sous le coup d'un sursis probatoire et il recommence. Il a 9 mentions à son casier et déjà 4 incarcérations entre 2015 et 2020. Il n'a pas compris que la violence c'est interdit", tance le parquet qui requiert une peine de 16 mois de prison dont 6 assortis d'un sursis probatoire, la révocation totale du sursis en cours de 6 mois et le maintien en détention. 

"C'est son alcoolisme qui l'emmène devant vous. Il reconnait les faits. Je vous demande de prendre en compte les efforts qu'il fait pour se réinsérer", répond la robe noire en défense. 

Joan Z. est condamné à 12 mois de prison dont 6 de sursis probatoire. Le tribunal prononce également la révocation de 6 mois du sursis précédent. Il lui est décerné un mandat de dépôt. 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :