Il pénètre chez elle, la vole et s'allonge sur elle alors qu'elle dort : 2 ans de prison

Le lendemain après-midi, elle reconnait son agresseur qui traine dans sa résidence. Elle appelle la police qui intervient rapidement et interpelle le jeune homme. Il est placé en garde à vue. La police retrouve le sac de la victime un étage plus haut alors qu'il leur indique où il a caché le téléphone. Il s'avère qu'il est sans domicile fixe. Compte tenu de la nature des faits, il est ordonné une expertise psychiatrique. À la barre, le prévenu sourit en permanence et se contredit d'une affirmation à l'autre.
"J'avais trop envie de voler"
S'il ne donne aucune explication plausible malgré l'insistance et la patience de la présidente, il ne dit pas pourquoi il s'est allongé sur la victime, il parle d'une pulsion. Le prévenu reconnait également s'être déjà rendu dans cette résidence pour "zoner" alors que la victime explique à la présidente qu'elle l'a déjà vu devant chez elle et qu'il a même déjà tapé à sa porte. "J'ai juste cherché le téléphone pour le revendre pour une petite monnaie pour manger. J'avais trop envie de voler mais j'avais l'intention de rien faire", s'explique-t-il. Quant à son besoin de soins pour ses addictions : "Non je prends soin de moi tout seul", répond-il au tribunal
Comme l'indique la présidente, il est atteint du syndrome d'alcoolisation fœtal. L'expertise psychiatrique est claire : il est partiellement atteint d'une altération du discernement au moment des faits alors qu'il était sous rivotril, zamal, whisky et vodka. Difficilement curable et réinsérable, il est à la limite de la déficience intellectuelle légère. "Je fais des crises, je vois sa tête tout le temps ! je ne suis pas la seule à qui c'est arrivé dans la résidence, il ne peut pas rester dans la rue", témoigne la victime. "C'est un danger public. Ce n'est pas une tentative d'agression sexuelle, c'est une agression sexuelle, voir une tentative de viol", rebondit l'avocate de la partie civile.
"Il y a une impérieuse nécessité à mettre fin à ces agissements"
"Il reconnait les faits, mais c'est très difficile d'en savoir plus. C'est une tentative d'agression sexuelle car le commencement d'exécution a pris fin par la réaction de la victime dont le comportement est à souligner. Il encourt la prison et il doit l'entendre même s'il n'a pas de casier. Les faits sont particulièrement graves". Le parquet requiert une peine de 18 mois de prison dont 10 mois avec sursis probatoire et le maintien en détention.
"Il y a une impérieuse nécessité à mettre fin à ces agissements mais la prison n'est pas la solution. Il lui faut des soins et un accompagnement. Il a vécu une enfance particulièrement difficile et il n'a pas de casier judiciaire, vous devrez en tenir compte", plaide la défense.
Le prévenu qui répondait "c'est hyper cool, il y a la télé, c'est plus la prison d'avant" à la présidente sur sa détention provisoire, va pouvoir profiter de la télé pendant une année. Il est condamné à 2 ans de prison dont 1 an assorti d'un sursis probatoire renforcé. Il a interdiction de contact et de se présenter au domicile de la victime.


