Pourquoi incinérer les déchets ? Quelques vérités

L’incinération, un mode de traitement intégré à la filière des déchets.
L’incinération n’a pas vocation à supplanter les autres modes de valorisation des déchets. Solution industrielle nécessaire et indispensable à une gestion des déchets respectueuse de l’environnement, elle s’intègre dans un processus multi-filières où les différents modes de collecte, traitement et valorisation se complètent en vue d’une optimisation écologique et économique.
Le traitement des déchets en France est organisé par la loi du 13 juillet 1992. Celle-ci prône une politique ambitieuse, axée sur le développement de la réduction à la source, de la valorisation et du recyclage, avec pour corollaire la limitation du stockage des déchets.
Cette loi définit le principe d’une gestion moderne des déchets pour toutes les ordures produites. De natures diverses, celles-ci sont réparties, selon les dispositifs mis en place par chaque commune, vers les modes de traitements adéquats.
L’incinération, une technique industrielle économique et propre
L’incinération est un procédé de traitement thermique au cours duquel les déchets sont brûlés à très haute température (>850°C) en présence d’oxygène.
C’est efficace !
Brûler les déchets permet de réduire leur volume de plus de 90%. Cela permet une élimination en toute sécurité des polluants, germes et agents pathogènes (grâce à la température très élevée des fours), et une maîtrise totale des émissions atmosphériques grâce à un contrôle direct et continu.
C’est écologique !
L’incinération permet la production d’énergie valorisable en chaleur et électricité.
Cette valorisation réduit le coût de traitement des déchets : l’électricité et la chaleur produites assurent les besoins énergétiques propres à l’UVE, et les surplus générés sont vendus à EDF pour l’électricité La valorisation de l’énergie permet aussi d’économiser les ressources naturelles (gaz, pétrole, charbon…). Les déchets incinérés deviennent une source d’énergie de substitution et évitent le recours aux énergies fossiles. L’incinération s’inscrit ainsi dans une logique de recherche d’énergie renouvelable.
C'est une solution réalisée déjà, qui a fait ses preuves, qui occupera moins de place au sol de notre Réunion si petite, contrairement à tous les autres projets farfelus dont personne n'est sûr du bon fonctionnement. Projets: oui, mais réalisation : quand ? Sur combien d'hectares ? Il faut faire vite avant que nous soyons asphyxiés par nos CET, avant 2014.
Le saviez-vous ?
L’incinération des déchets est la 2ème source d’énergie renouvelable alternative en France = 1 million de tonnes de pétrole économisé. (Source : SVDU)
Il est bon de rappeler que nos maires locaux n'ont pas été capables de résoudre seuls le précédent problème des stations de traitement des eaux usées, et qu'il a fallu qu'ils soient menacés par les tribunaux et la Préfecture, comme des enfants mineurs à qui il faut des tuteurs.
Quelques chiffres :
42 % des déchets ménagers en France traités par incinération (source Ademe/ITOM 2000, Le traitement des déchets ménagers)
90 % : la réduction de volume des déchets traités par l'incinération (Étude Ademe/ITOM 2000, Les installations de traitement des déchets ménagers et assimilés)
75 euros : le coût moyen à la tonne traitée par l'incinération (Ademe, Traitement thermique des déchets ménagers, Bilan des 42 opérations françaises aidées, sept. 2002)
9,1 millions de MWh d'énergie thermique et électrique produite chaque année à partir de l'incinération des déchets, soit 1,17 million de tep (tonnes équivalent pétrole), ou l'équivalent des besoins en électricité de plus de 520 000 foyers - 3 % de la population française - ou en chaleur pour plus d'un million de foyers - 7 % de la population française (source : « État du parc des UIOM en 2002 »,TSM, juin 2003)
97 % de baisse pour les émissions de dioxines issues des incinérateurs entre 1995 et 2006 (1090 g I-TEQ/an en 1995 - source : MEDD - contre 22 attendus en 2006)(Encore plus bas en 2010).
PS: les usines d'incinération ne ressemblent pas toutes à celle placée dans un article du Quotidien du 4 août.
Beaucoup d'entre elles impactent beaucoup moins le paysage.
J'ai été heureux de lire, mardi 3 août, dans Zinfos974 que 12 commentaires sur 13 étaient favorables à l'incinération. Mes amis et moi, nous concluons que nos Réunionnais ne sont pas si nuls que certains le croient !
A. Bédier, Écologiste (Ni vert, ni rose, ni rouge).


