Rocheland a du mal à comprendre
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(...) La véhémence des propos nous signale le mur d’incompréhension entre lui et une part de l’opinion. Il se sent dans l’obligation de se justifier. Il étale ses diplômes et un relevé de ses initiatives pour tenter de mettre de son côté les internautes.
Le problème est là : M Rocheland veut être connu et reconnu. Il veut être admiré pour ses qualités et ses actions. Il aurait souhaité qu’on dise: il est bien ce petit ; ce qu’il fait est extraordinaire. Il veut user d’un argument d’autorité : voyez ce que je fais de bien, alors cessez les critiques veut-il nous dire.
(...) M Rocheland a intériorisé l’échelle de valeurs portés par la colonisation et l’esclavage : il se met dans la situation d’un inférieur qui veut à tout prix être considéré comme un maître. C’est pour cela qu’il l’imiter jusqu’à la caricature en portant costume et cravate.
M Rocheland se sent énormément représentatif de ces réunionnais descendants d’esclaves qui veulent reconnaissance et compensation aux malheurs subis par leurs ancêtres.
Il ne comprend pas pourquoi on ne le comprend pas et on ne l’admire pas.
Ce que fait M Rocheland est sujet à caution.
Il travaille en son nom propre dans un domaine, la coopération, qui a besoin d’être porté pour sa crédibilité et son efficacité par une instance de pouvoir. Il ne s’agit pas de construire des projets, de venir les présenter à l’Etat et aux collectivités et leur dire ensuite en pleurant presque : mais que faites-vous ?
Ce matin, la presse donne un aperçu de ce que le Conseil régional va faire avec la ville chinoise de Tianjin. C’est plus concret, plus fiable, plus tangible. On est loin du bling bling façon Rocheland.
M Rocheland a choisi l’Afrique du Sud comme cible. Pourquoi ? Il ne l’explique pas.
Son action mélange habilement une part de spectaculaire (la venue de représentants du Golfe, celle du petit-fils de Mandela) et ce qui ressemble à de la caricature de jumelage du temps de grand papa (échanges sportifs et culturels accompagnés de déplacements d’officiels). Cette coopération manque de profondeur. Sur quoi s’est conclue la tournée de l’ambassadeur quatari ? Le Quatar s’est investi à Maurice et aux Comores. Pas à la Réunion.
Il n’est pas besoin de diplômes pour le comprendre


