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Pendant ce temps là... on coupe dans le social

Ecrit par zinfos974 – le vendredi 9 juillet 2010 à 17H15

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Alors que toute l'intelligentsia politique et médiatique, que dis-je l'élite de notre nation, déblatèrent sur leurs propres comportements, leur mœurs, leurs valeurs (l'argent et le profit), au combien peu reluisants, alors que la France de très haut en est encore à jouer à "c'est celui qui dit qui est" dans les bas fonds de la cour de récréation, notre beau pays La France, berceau des libertés, est en crise.

Crise économique, certes, mais crise sociale, crise institutionnelle, crise morale, crise éthique, crise religieuse, crise identitaire et j'en passe, en un mot le bordel. L'UMP, qui décidément ne lésine plus sur les moyens pour détourner l'attention des français (l'affaire Woerth), va mettre en place des vraies mesures de rigueur, suite au sauvetage des marchés avec l'argent public, pour satisfaire les agences de notation.

Explications:
47 milliards d’euros. Cela correspond à l’augmentation de la dette de la France entre le premier trimestre 2009 et le premier trimestre 2010. Aujourd’hui, la dette atteint 1.535 milliards d’euros, soit une augmentation de 2,2% en un an. L’agence de notation Fortis a lancé un avertissement à la France : une légère dégradation de sa fiabilité financière lui pend au nez, ce qui renchérirait la prime de risque exigée par les créanciers.

A la fin de l’année, la dette française représentera près de 84% du PIB et, au mieux, 88% en 2012. Remarquons que cette dégradation, s’est accélérée malgré la prise de mesures tel le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, et pour cause : le budget de la fonction publique a en réalité augmenté par suite de certains effets pervers.

A écouter l'ensemble des médias la rigueur appliquée, à grand renfort de communication gouvernementale, au train de vie de l'État a pleinement réussi "Sarkozy arrête les frais" en une de Libération, "Fin des privilèges" pour Le Parisien. Le Figaro s'enthousiasme avec un "Sarkozy réduit le train de vie des ministres". C'est la fin donc des cigares et autres jets privés, nuée de collaborateurs, appartement de fonction, voiture et le tout le toutim, comme s'il fallait que La France soit en crise pour mettre fin à ces pratiques dignes d'une république bananiére.

Tout le problème est là : certaines décisions annoncées jusqu’à présent par le gouvernement pour occuper le terrain sont tellement ridiculement démagogiques par rapport aux problèmes posés que cela risque de renforcer la suspicion des marchés plutôt que de les rassurer.

Mais pour démagogiques qu'elles soient ces mesures masquent surtout la vraie rigueur qui va peser sur le pouvoir d'achat de dizaines de millions de Français en difficulté. La principale annonce du gouvernement est presque passé inaperçue : réduction d'ici à 2013 des dépenses dites d'interventions, en fait l'action sociale de l'état. Que trouve-t-on exactement dans ces lignes budgétaires qui comptent 66 milliards en 2010. Que les sujets les plus sensibles comme la famille, la santé, les assurances maladies, le développement des entreprises, la ville, le logement, l'emploi, la formation professionnelle, et enfin les politiques de solidarité. Le gouvernement s'apprête donc à faire une coupe sans précédant sur l'allocation adulte handicapé, l'insertion professionnelle des adultes handicapées ou l'allocation de parent isolé. Mais également les contrats aidés, la formation professionnelle dont les crédits pour faire face au chômage avait augmentés de 250 millions d'euros. Quand le rabot sera passé nous reviendrons à la situation d'avant crise. Sont également potentiellement concerné les bourses scolaires et universitaires, ainsi que les aides au logement. François Baroin dont la compagne Michel Laroque redevenue contribuable française à la suite de la nomination de son mari comme Ministre du budget, promet de protéger les publics fragiles mais ajoute bien sur dans la mesure du possible. Son boulot c'est la réduction des déficits pas la solidarité.

Autant dire qu'à La Réunion dans les prochains mois, la population va voir passer la douloureuse. Et maintenant tous en cœur, merci les banques, merci l'élite sur-protégée, merci le néolibéralisme, merci Sarkozy, merci l'UMP. Mais remercier également la gauche néolibérale Aubry, Strauss-Khan, Royal et compagnie.

Il ne convient plus de rafistoler un système fou qui se détraque de toute part, mais contribuer à l’avènement d’un nouveau monde plus rationnel, plus juste, plus humain et plus solidaire.
Je récuse le modèle de société dont l’argent et le profit ont fini par résumer toutes les valeurs et refuse l’autre modèle qui tend à fondre toute la société dans l'État réduit à la bureaucratie.
Tous les deux ont fait faillite. Et ceux qui, à droite, préconisent de réanimer ou de restaurer l’un, nous conduisent aux mêmes catastrophes que ceux qui, à gauche, prétendent ressusciter ou réhabiliter l’autre.

A quand le vrai changement? A quand une vraie révolution ?

 

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