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Et si on rétablissait l'ISF

Ecrit par zinfos974 – le samedi 11 avril 2020 à 15H13

 

Plus le temps va passer, plus la facture va  grimper.
 
 Alors que la date de fin du confinement est toujours inconnue, de nombreuses entreprises ont dû mettre leurs salariés en chômage partiel. Cela concernerait  déjà 4 millions de personnes. 
L’État s'étant engagé à compenser intégralement le coût supporté par les entreprises (84 % du salaire net) pour ce  dispositif autrefois appelé  chômage  technique  , cela représente une dépense potentielle de 11 milliards d’euros sur trois mois pour les finances publiques. 
 
A cette facture déjà lourde pourrait s’ajouter d' autres éléments : des annulations de charges (cotisations sociales) pour les entreprises en grandes difficultés, et une éventuelle intervention de l’État pour garantir des prêts si le débiteur fait défaut. 
Pour rappel, le gouvernement a promis de garantir jusqu’à 300 milliards d’euros de prêts aux entreprises.
 
Il  y aura  aussi  évidemment  des pertes de  recettes liées à la récession  , évaluée  à ce jour   à - 6 %. Le déficit public est désormais attendu à 7,6 % du PIB, tandis que la dette pourrait grimper à 112 % du PIB fin 2020. 
 
Enfin il faudra absorber le  choc  du  ralentissement différé  de l'économie ,  à l'horizon de 2 ou 3 ans,  dans  beaucoup de secteurs ,  notamment  dans le tourisme  , les transports  et tous ceux  tournés  vers l'export. 
 
Les deux ministres de Bercy  ont dévoilé  il y a quelques jours  les grandes lignes du nouveau budget rectificatif qui sera présenté au prochain en Conseil des ministres.. Le niveau du plan d'urgence de soutien à l'économie est désormais  porté à 100 milliards, contre 45 milliards annoncés initialement.
 
Cette somme, l’État  ne l'a pas en caisse  . Il va  donc  falloir  qu'il l'emprunte sur des marchés  financiers  dont les conditions   , comme c'est déjà le cas  pour les particuliers dans l'immobilier , vont  vite  se dégrader. 
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Au regard de ces dépenses colossales, des voix s’élèvent pour réclamer l’instauration de recettes exceptionnelles et  la participation des « plus riches » à « l’effort collectif ». 
 
Et si cet effort passait par  le rétablissement d l’ISF  ?
 
 
Je suis persuadé  que  Macron  y a déjà pensé  . 
 
Il ne  serait pas étonnant  qu'il nous l'annonce  dans  sa  conférence de Lundi  soir . 
 
Il se réconcilierait  ainsi avec la France  profonde .  
 
En revanche il n'est pas  sûr  que  ce virage  , venant  après la première  embardée  des Gilets  jaunes  et  la seconde  de la suspension  de la réforme  des retraites ,  plairait  beaucoup   à ses sponsors ,   qui ne tarderaient pas   à le lui faire  savoir. 
 
Et ils ont quelques  bonnes  vieilles  recettes, dont Hollande  a  fait les frais ,  pour le lui faire savoir.
 
 
Pierre BALCON 

 

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