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Des questions ! Des réponses à construire ensemble

Ecrit par zinfos974 – le mardi 30 mars 2010 à 15H38

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Oser écrire des mots par le courrier des lecteurs et autres médias juste pour partager un questionnement ancien et actif, actualisé, qui se veut utile, constructif et positif.  

1. Que ce soit à Haïti ou ailleurs,  l’urgence n’est-elle pas à l’aide sur place pour le pays et les personnes et pas aux adoptions sauf celles dont tout le parcours, prévu par les lois protectrices des enfants et des familles originelles, est réalisé ? Quel est la nature du "consentement" d’un père, d’une mère ou d’autres membres de la famille d’un enfant adopté venant d’un pays « en émergence ou en tragédie naturelle ou guerrière… » ? (Quel choix ont-ils  - comme si les deux propositions de le garder ou de le "donner" avaient les mêmes chances ?). Pourquoi  ne pas parrainer l’enfant, aider ses parents ou famille financièrement psychologiquement à l’élever, ou même "adopter" ses parents aussi, en quelque sorte le partager ? Pourquoi ne pas sortir du « ma, mon, mes » et aller vers le « notre » ? Et dans l’adoption de réels orphelins comment garantir le respect interculturel avec la transmission de tous ses patrimoines, lignées… ? 

2. Comment les esclavagistes ont-ils, à La Réunion et ailleurs, pu être dédommagés financièrement,  récompensant ainsi  la barbarie, l’asservissement, (quelque soit le niveau de violence apparente),  le crime contre l’humanité ? Comment les victimes, les esclaves ont-ils été laissés démunis et sans réparation pécuniaire, pratique, morale / éthique, locale ou nationale... ? Comment de nos jours les descendants d’esclaves et de maitres, ou des deux, peuvent ils s’épanouir dans ce non dit : « C’est injuste, criminel ! »  Imaginons le scandale si les nazis aient été dédommagés quand les camps de concentration-esclavage - d'extermination (des juifs, opposants aux nazis -de toutes confessions et obédiences-,  tziganes, homosexuels, handicapés, etc.)  ont été fermés et que l'on ait dit aux rescapés libérés juste : "Vous êtes libres - on fait un petite fête et allez ! Débrouillez vous seuls" ou  "On reprend les mêmes et on fait des usines des camps, venez y travailler !!!" ? Comment faire pour élargir la qualification de crime contre l’humanité à ces dédommagements ? Comment en être encore à attendre, de lignée en lignée, conscientisation et pardon de tous les protagonistes de ces horreurs cumulées ? Comment faire suivre à tous (en connaissance de leurs  niveaux de responsabilité) la voie de la demande de pardon et restauration de la dignité des esclaves, de la part de l’Etat français, du Sénat de la Caroline du Nord,  de Jean Paul II, des évêques d’Afrique et de l’Océan Indien, et de rois ou chefs traditionnels comme celui du Bénin ? Comment,  ensemble, rendre possible les réparations symboliques et autres dont la construction d’une société d’égalité, de respect et de valeur humaine, comme des chances et de réelle cohésion sociale ?

3. Comment peut-on laisser – dans le silence ou l’indignation sélective, manipulatrice - continuer les pillages des mers, des terres, des pays d’Afrique et autres régions, par des prédateurs de tous les continents, y compris ceux du même territoire ? Comment croire que le prédateur,  le profiteur, l’exploiteur, l’esclavagiste, le raciste, le xénophobe, le sexiste,  le dominateur, le soumis, l’inférieur, le tyran, l’aveuglé, l’ignorant, le castrateur, le frustré, le cruel…. c’est toujours l’autre, tel groupe, tel ceci ou cela ? N’est-ce pas, en  chacun, en chaque groupe,  que peut/pourrait être ou entrer ces pulsions ou ces poisons de l’Humain? Comment ensemble les nommer comme néfastes à l’être, à la collectivité, à l’avenir ? Puis les détecter sous toutes leurs formes (individuelle, collective, médiatique, éducative, artistique…) les analyser jusqu’aux sources, les condamner, les considérer comme des maladies, des atteintes à l’Humanité de l’Homme avec les remèdes correspondants, de la Terre, de l’Humain et du Ciel ?  Comment rendre ces outils efficaces, qu’ils soient  existants mais accaparés, ou à naitre du génie de la réunion des connaissances et des sagesses, de raison et de spiritualité alliés ?

4. En autres questions complémentaires : Comment placer enfin les prostitutions, directes ou masquées,  et la pornographie, comme le matraquage-promotion médiatique de maltraitances diverses, dans les crimes contre l’Humain, adulte ou jeune ? Comment écouter les enseignements et sagesses de chaque branche de l’arbre de la Vie : de chaque religion, de chaque tradition spirituelle  (dont les moins valorisées : animistes, ancestrales - africaine, amérindienne… de tous les continents et îles dont celles de l’Océan Indien -)  à l’agnosticisme et l’athéisme ? Comment se poser ensemble les questions nécessaires à la recherche-action de connaissance, de compréhension de tout ce qui freine ou qui fait avancer la véritable Humanité ? Comment faire des choix concertés avec toutes les familles politiques, ethnies, etc. de toute couleur, origine, situation économique ou sociale… pour transformer en un maximum de positif la collectivité réunionnaise, et terrienne, dont nos vies, nos engagements, nos relations, nos sentiments, nos pensées, nos paroles, nos actes, nos rêves ?  

28-30 mars 2010

 

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