Prolonger la vie ou laisser la mort venir ?

L’affaire Vincent Lambert est là. Bien qu’elle soit affreuse (une mère et une épouse se déchirent autour de leur fils et mari tétraplégique, en état végétatif irréversible) elle nous ramène à notre propre questionnement : et si c’était moi ?
Entre les lenteurs de la médecine, de la justice, les méandres des démarches administratives, les convictions des uns, les liens affectifs des autres, le cas de Vincent Lambert nous rappelle qu’il existe depuis 2005 une loi (complétée en 2016) encadrant la fin de vie et institue des droits pour chaque malade. La loi insiste sur l’interdiction de l’euthanasie et du suicide assistée.
Quand bien même il est difficile (voire oppressant) pour chacun de parler de sa fin de vie ou celles des êtres chers, en février 2017, une campagne lancée par le gouvernement sensibilisait chacun à propos des « directives anticipées ».
Conçues pour des personnes qui deviendraient incapables de s’exprimer les instructions données (par écrit) concernent la poursuite, la limitation ou l’interruption des traitement ou des actes médicaux administrés à un patient en fin de vie, s’il ne peut plus communiquer après un accident grave ou en raison d’une pathologie lourde (le cas de Vincent Lambert)..
Chacun est libre de rédiger ou faire rédiger ses propres volontés : prolonger la vie ou laisser la mort venir ? La réponse vous appartient. En cela il serait nécessaire de la rédiger, un formulaire existe, suivez le lien : [www.has-sante.fr]url:http://www.has-sante.fr


