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Quelles pitoyables défenses d’un bilan et d’un programme

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 18 mars 2010 à 12H03

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Après 12 années de mandature sans partage à la tête de la région Réunion, la situation calamiteuse dans laquelle se trouvent aujourd’hui notre île et plus de la moitié de sa population ne serait que de la seule faute de l’Etat et sa politique. D’une façon lamentablement incantatoire, le président sortant n’a justifié les terribles échecs des 12 ans de sa gestion par la formule magique facile : c’est pas moi, c’est l’Etat !
L’emploi c’est une prérogative de l’Etat ! clame-t-il, alors même que d’évidence l’emploi dans une région résulte de sa capacité à intervenir et à soutenir le développement économique des entreprises… avec l’aide de l’Etat et de l’Europe. C’est ce qu’il a confirmé lui-même d’ailleurs en citant l’exemple des chantiers des lycées et de la route nationale des Tamarins. Répondre aux attentes et aux besoins quotidiens des Réunionnais : est-ce à l’Etat seul, et est-il en situation de le faire seul ? En se substituant à l’Etat, dont c’était la prérogative, pour réaliser la route des Tamarins, Paul Vergès n’a-t-il pas confirmé que l’emploi était bien le résultat de ses choix et de sa volonté : pourquoi la route des Tamarins et pas la route du littoral ? En laissant le tourisme, la filière pêche, l’export dans un état de quasi abandon, en pratiquant avec sa compagnie aérienne des tarifs prohibitifs, la région n’a pas fait ce qui relève pleinement de ses compétences mais a fait la preuve flagrante de son immobilisme. Son absence de volontarisme sur tout ce qui répond aux besoins quotidiens des Réunionnais s’est fortement révélé par rapport à son activisme pour ses projets de tram-train et de MCUR. Seul ce qu’il souhaite dépend de lui, ce que souhaitent ses administrés dépend de l’Etat ! Voilà bien confirmé son slogan. "Nous réalisons ce que nous disons", traduction : ce que nous voulons, pas ce que vous voulez !
 
Sur les deux autres prérogatives fortes de la région, le logement et la formation, Paul Vergès a adopté le même pitoyable système de défense : c’est pas moi, c’est l’Etat ! Alors que pour le logement, il faut du foncier, et que la maîtrise du foncier résulte prioritairement du Schéma d’Aménagement Régional (le S.A.R.) qui date à la Réunion de... 1995 ! Pour la formation, elle résulte du Plan Régional Des Formations (P.R.D.F.), l’Etat n’ayant qu’un rôle d’accompagnement des financements de ce P.R.D.F. ! En effet, comment peut-on oser concevoir et prétendre que seul l’Etat, à Paris, pourrait le mieux connaître et répondre aux besoins de l’économie et des populations à la Réunion en matière de logements et de formations ?
 
Par la fuite lamentable de ses responsabilités qu’il n’a eu de cesse de reporter sur l’Etat, Paul Vergès n’a fait que convaincre les électeurs que son temps est irrémédiablement passé et qu’il convient que le dimanche 21 mars, en votant Tout sauf Vergès, les Réunionnais mettent un terme aux 12 années de cette gouvernance personnelle au bilan si éloigné des véritables besoins quotidiens des 820.000 habitants de l’île.

 

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