C’est l’Etat, c’est l’Etat, c’est l’Etat : c’est pas moi !
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Ce soir, 17 mars, Paul Vergès a donné une extraordinaire leçon d’enfumage, activité dans laquelle il excelle depuis plus de 60 ans ! Gestionnaire sans partage depuis 12 ans de la Région, il a totalement refusé de reconnaître toute responsabilité dans la situation actuelle de cette île sur trois grands domaines : l’emploi, le logement, la formation ! Sa réponse : ce sont la responsabilité la prérogative de l’Etat, donc pas les siennes ! Mensonge scandaleux !
C’est bien là que se situe la dérobade constante de Paul Vergès qui nie les prérogatives évidentes de la région dans l’emploi, dans le logement et dans la formation. Ces trois secteurs essentiels des responsabilités régionales découlent bien sûr de la capacité et de la volonté des dirigeants à mettre en œuvre le développement économique au profit du plus grand nombre, prérogative déterminante pour résoudre les problèmes posés. En refusant d’assumer le bilan déplorable qui est le sien, en rejetant systématiquement les causes des ses échecs ou de ses non-réponses aux attentes et besoins de ses administrés sur l’Etat, Paul Vergès a éclairé les Réunionnais sur le profond mépris qui est le sien du sort quotidien du plus grand nombre d’entre eux. Son bilan depuis 12 ans n’est pas de sa responsabilité, il est le résultat de la politique de l’Etat ! Quel aveu de son incapacité à prendre en compte et à répondre aux problèmes de la grande majorité des Réunionnais, incapacité dont il ne cesse de se défausser !
Son insistance à vouloir, pour battre l'Etat, "la cause de tous nos maux", que l’on vote pour l’Alliance Vergès-TAK, pour que pendant quatre ans encore, lui et sans doute son fils, amplifient leur bilan néfaste en faisant croire que le tram-train et la MCUR vont être la panacée qui va résoudre, comme par miracle tous les problèmes d’emplois, de logements, de santé, de formations, de revenus des Réunionnais, prouve son refus de prendre en compte ses concitoyens. En omettant de dire, que la dotation ferroviaire ne pourra qu’être identique à celle dont bénéficient les régions métropolitaines, à savoir la modeste somme 80.000 € / km, soit pour un tram-train de 40 km de 3,2 millions d'euros par an, il a surtout caché que notre région, la plus endettée de France et des DOM après la Corse, sera dans l’incapacité de financer ce projet véritable gouffre financier qui plombera pour 40 ans les finances régionales de l’île.
Ce débat a clairement fait apparaître que Paul Vergès, à aucun moment n’a véritablement répondu aux aspirations et aux inquiétudes des électeurs et a révélé son incapacité à assumer SES responsabilités répétant sans cesse : C’est pas moi, c’est l’Etat, c’est l’Etat, c’est l’Etat ! Son temps est venu et le 21 mars, plus que jamais les Réunionnais doivent voter selon leurs convictions : Tout sauf Vergès !


