SOS Main : Jardinage, pétards, sabre… attention où vous mettez les doigts !

C’est une particularité de La Réunion, où l’entretien du jardin créole est une véritable "institution" : un grand nombre des blessures de la main surviennent dans des accidents de jardinage, comme l’explique le Dr Farouk Dargaï, chirurgien orthopédiste, et l’un des membres fondateurs du service SOS Main.
Si sur notre île, les blessures graves de la main sont un peu moins importantes qu’en métropole, elles présentent certaines particularités quant à leur origine.
Voici un autre exemple d’une spécificité locale : le service SOS Main du CHU accueille de nombreux conducteurs de deux roues, blessés à la main parce qu’ils ne portaient pas de gants de protection.
Et en période de fête, ce sont quatre à cinq blessures graves de la main, causées par des pétards qui sont traitées dans les hôpitaux de l’île.
Le service prend également en charge de nombreuses blessures causées par un sabre, lors d'accidents ou d'agressions.
Enfin, La Réunion détient évidemment le triste record des blessures aux membres supérieurs causées par des attaques de requin; avec de nombreuses lésions "défensives" aux mains lorsque la victime tente de se protéger.
Les blessures graves de la main doivent être rapidement prises en charge, car elles peuvent conduire à des séquelles permanentes. Depuis un an, le CHU de La Réunion est enfin équipé d’un service de pointe, appelé "SOS Main", comme il en existe 59 en France.
Trois chirurgiens orthopédistes, compétents en microchirurgie, se relaient 24 heures sur 24 pour soigner les plaies, recoudre des doigts, voire des mains entières.
En fonction des blessures et des circonstances de celle-ci, les membres peuvent être complètement « rattachés » au corps. Chaque tissu, nerf, tendon, ligament, est recousu pendant parfois près d’une dizaine d’heures passées au bloc opératoire.
Mais le service SOS Main va plus loin : s’il est spécialisé dans la prise en charge des blessures de la main, l’idéal reste tout de même d’éviter ces blessures. C’est pourquoi des campagnes de prévention devraient bientôt voir le jour, avec probablement un premier focus sur l’importance des gants au volant d’un deux-roues.


