Un ancien pasteur de l'Eglise adventiste en garde à vue. La Fédération s'explique

Un ancien pasteur de l’Église adventiste du septième jour, accusé de viol, agressions sexuelles et abus de faiblesse, a été interpellé au Tampon et placé en garde à vue ce lundi, rapporte le JIR, évoquant un "dossier qui s'annonce des plus épineux".
Si elles sont une dizaine de femmes à soutenir qu'il a profité de ses fonctions pour abuser d’elles, le mis en cause affirme que ces accusations relèvent d'un complot sur fond de conflit avec sa hiérarchie, évoquant de la jalousie.
Le trentenaire avait été convoqué en février 2017 par sa hiérarchie pour évoquer ces plaintes à son encontre. Selon le journal de l'Ile, alors qu'une "commission d'enquête" en interne avait été missionnée pour enquêter, le pasteur aurait essayé de faire ouvrir une enquête pénale en se présentant de lui-même aux forces de l'ordre. Selon ses dires, il n'aurait pas réussi à être entendu, les agissements n'ayant pas été dénoncés.
Si la commission d'enquête avait finalement conclut à l'absence de preuve, la fédération des Églises adventiste de La Réunion (Fear) avait néanmoins choisi de l'évincer, reprochant des relations extra-conjugales proscrites par le règlement. Estimant qu'un licenciement en ces circonstances était abusif, le pasteur avait alors formé une requête devant les prud’hommes. Ont suivi les plaintes déposées à son encontre.
"Il est vrai que nous n'avons pas porté les faits à la connaissance de la justice, on peut nous le reprocher (...) Il apparaissait que ces femmes étaient dans un état de fragilité et qu'elles-mêmes n'avaient pas ce désir de porter plainte", réagit ce mercredi Frédéric Cazal, directeur financier de la Fear. Il poursuit : "Ce n'est pas la fédération qui a demandé à ces femmes de porter plainte et on a jamais non plus mis de pression sur elles pour les empêcher de le faire au moment où elles ont dénoncé les faits".
"On a entendu ces personnes et on a demandé à une équipe de les rencontrer, de les soutenir et de prier pour elles et nous leur avons dit de voir des professionnels", indique-t-il, avouant l'église "ébranlé" par cette affaire.
Prisca Bigot sur place


