Escroqué, un commerçant lance un avis de recherche et retrouve ses voleurs

Appels bloqués et faux rendez-vous
À ce moment-là, le commerçant ne s’affole pas. "J’ai simplement relancé ce monsieur pour qu’il revienne régler la facture. Un souci de paiement, ça arrive à tout le monde. Sauf que le petit jeu a duré plusieurs semaines et il me faisait tourner en rond en bloquant mes appels et en me posant des lapins", se souvient Dimitri Parvedy.
Le commerçant s’inquiète alors et se dit qu’il ne reverra plus jamais la couleur des 2.449 euros. "En parlant autour de moi avec les autres commerçants, j’ai appris que ce monsieur et son frère avaient une réputation d’escrocs. Il a apparemment pour habitude d’ouvrir des entreprises et faire émettre des carnets de chèques", affirme Dimitri Parvedy.
Du mal à déposer une main courante
Le patron du magasin décide alors d’aller porter plainte au commissariat de police. "Je n’ai pas du tout reçu de soutien, les policiers m’ont affirmé que les chèques en bois étaient une courante réalité et qu’il fallait que je classe l’incident dans mes pertes. J’ai clairement eu l’impression que ce n’était pas du tout une priorité pour eux, même si j’ai tout de même réussi à déposer une main courante en insistant. À ce moment-là, ils m’ont informé que le dossier ne serait pas traité avant plusieurs mois, s’ajoutant à cela le temps des recherches pour retrouver mon voleur."
Découragé, Dimitri Parvedy tente alors le tout pour le tout. "Je me suis rendu compte que je n’allais jamais me sortir de cette affaire et qu’il fallait prendre les choses en main. Le recours légal, à travers les relances est un fait, mais si la personne en face est insolvable, ça ne mène à rien. Apparemment ce monsieur est un escroc et a l’habitude de jouer à cache-cache."
Aujourd’hui, et après deux semaines de recherches intensives et d’allers-retour entre l’Est et le Sud, l’aventure se clôture heureusement sans violence pour le commerçant. "On les as eus par surprise mais ils ont accepté de nous restituer toute la marchandise. Pour être franc, sur le moment on s’attendait à tout. Même en mettant leur photo sur Facebook on s’attendait à avoir des représailles. Mais il faut bien comprendre que pour nous, il n’y avait pas d’autre choix. On doit bien faire bouger les choses, ça ne tombe pas du ciel si la personne est insolvable…" conclut le commerçant.


