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Il cogne ses enfants de 9, 6 et 3 ans et la mère laisse faire !

Correctionnelle Sud – Jeudi 28/09/2017
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 28 septembre 2017 à 14H28

On ne va pas citer de nom pour ne pas obérer l’avenir de jeunes mômes, un avenir déjà suffisamment compromis comme ça en raison des mauvais traitements.

Le père et la mère des enfants, sans doute assez peu pressés de se montrer à visage découvert, n’ont pas daigné venir répondre de leurs actes à la barre ce matin. Il est plus facile de cogner sur ses mômes de 9, 6 et 3 ans que de regarder ses juges dans les yeux.

Des mômes confiés à un " grand " frère de 9 ans !

Un appartement, à Saint-Leu, c’est plus commode qu’une maison pour enfermer ses enfants à double tour lorsqu’on s’en va soi-même toute la journée. A moins de les envoyer à l’école ? Oui mais… les traces de coups sur une chair fragile, ça se voit…

Johan et sa femme s’en vont très tôt chaque matin pour travailler. Ou plutôt, pour aller se former car le couple ne vit qu’avec les allocations et les minima sociaux. Alors, le matin, ils confient les deux plus petites (6 et 3 ans) à la garde de leur " grand " frère, 9 ans, à charge pour ce dernier de procéder à la toilette, à la préparation du petit déjeuner et de conduire ses sœurs à l’école.

La veille du jour où l’affaire a été déclenchée, la plus jeune n’a pas voulu aller à l’école. Logique, elle avait pris une sévère roustée avec son papa chéri, la veille au soir. L’histoire ne dit pas pourquoi.

A l’école, les enseignants ont été bien surpris de constater l’absence de toute la fratrie et, bien que ces enfants soient considérés comme " difficiles ", ont hésité à avertir les autorités compétentes.

Jusqu’à ce qu’on leur apprenne que le père fait régulièrement preuve de violences physiques envers ses enfants, ce qui a précisément été le cas la veille. La machine judiciaire se met alors en branle.

Gourdins, lattes de bois, zamal…

Lorsque la gendarmerie se présente au domicile familial, c’est pour trouver porte close. Mais du bruit sourd à travers les ouvertures… fermées, preuve qu’il y a du monde. On finit par comprendre que si les parents sont bel et bien absents, leurs enfants, eux, sont là et bien là, enfermés à double tour. Pour une raison simple à comprendre (mais pas à admettre) : ils sont marbrés suite aux coups de lattes et de bâtons reçus la veille.

Le pédiatre aussitôt consulté note les nombreuses lésions sur le corps des enfants ; en outre, ils sont sales, mal fagotés et, selon l’homme de l’art, voilà des enfants marqués à vie dans leur chair et leur âme.

L’impact psychologique serait même plus important chez ces enfants qui ont immédiatement été confiés à la DASS. Le père admet tout au plus " quelques petites fessées ", rien de bien grave en somme. La mère finit par admettre qu’elle sait son époux violent avec ses enfants mais elle a peur de lui et n’ose trop rien dire, même devant les enquêteurs.

Dans l’appartement, les gendarmes découvrent du zamal destiné à la consommation du couple maudit mais surtout des lattes de bois et un gourdin servant à autre chose qu’à attendrir le bifteck du midi.

Explication tardive :

" On n’a pas un sou pour les faire garder ; alors on les confie à leur grand frère ".

C’est par manque d’argent aussi qu’on les assaisonne régulièrement ?

Un petit môme de 9 ans devenu violent

Une institutrice révèlera une chose terrible aux enquêteurs : Le " grand frère ", qui a un drôle de caractère, s’amuse à être violent avec ses copains, allant les pousser violemment pour les faire chuter, regarder ça et en rigoler franchement. Ce môme de 9 ans a juste dit : " Cela me fait plaisir ".

Son papa peut être fier à juste titre d’avoir à ce point formaté l’esprit de son garçon que ce dernier reproduit " naturellement " une violence dont il est la première victime.

Me Payet a bien tenté de minimiser la faute : " Il a quand même un cœur, cet homme ". Ah bon ? " C’est une mère aimante " Ah re-bon ? L’avocate nous en a surtout révélé une bien bonne :

" Il veut bien reprendre ses deux plus jeunes enfants. Pour le plus âgé, on verra plus tard ". Ah ! Il est pestiféré alors ?

Le tribunal a condamné le père tyrannique à 6 mois avec sursis et accordé quelques milliers d’euros de compensation à chaque enfant.

On attendra la prochaine fois et l’entrée en vigueur de la bascule ou de la batte de base-ball pour de la prison ferme.

 

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