Les Mahorais chassent "leurs" clandestins. Et ici, qu’en pensent-ils, ces mêmes Mahorais?

Les élus et hautes autorités de Mayotte sont débordés par les violences exercées à l’encontre des immigrants anjouanais et grands-comoriens supposés illégaux.
Ils bottent en touche et demandent que le gouvernement parisien accorde à ces pauvres gens des certificats de résidence permanente sur le territoire français.
En fonction de quoi, souhaitent-ils très hypocritement, ces immigrants pourront se barrer, aller et venir sur tout le territoire français. Donc en métropole… en passant par La Réunion… où ils pourront prendre racine.
La 1è question qui se pose est simple : La Réunion est-elle capable d’accueillir une arrivée en masse d’immigrants chassés de chez eux par la misère et les exactions ?
Ma 2è question va en faire bondir in tas èk in paquet. Je précise donc avant tout que je ne suis pas raciste : la mère de mes enfants est noire et une de mes filles s’appelle Leïla. Quant aux plus belles années de ma chienne de vie, je les ai passées à Madagascar et à Mayotte (le Mayotte d’autrefois). CQFD.
Question : les Mahorais de Mayotte s’insurgent contre la délinquance violente chez eux, une réalité incontournable qui rend leur île autrefois charmante aujourd’hui invivable, délinquance dont ils rendent les immigrants clandestins responsables ; que pensent-ils de la délinquance tout aussi violente, ici, violence imputable, elle (je le vois bien en correctionnelle chaque semaine), pour partie, à des gangs de jeunes Mahorais qui écument l’île entre Saint-André, Saint-Denis, le Port, Saint-Pierre, comme encore la gare routière de Saint-Joseph ?
Question 3 : et les anciens Mahorais installés ici depuis des décennies, qu’en pensent-ils ? Je les connais bien, ces hommes de mon âge. Pour la plupart, je me suis lié d’amitié avec eux quand j’habitais à Mayotte.
Leur réponse est sans appel :
« Jules, nous, leurs propres parents, nous n’avons plus aucune influence sur ces voyous ! Le tissu familial, autrefois garant de stabilité, de paix sociale, ne joue plus son rôle. Ils ne nous écoutent plus. Pire, ils nous méprisent. Ils rentrent le soir à 22 heures, mangent et boivent tout ce qu’ils trouvent dans la cuisine ou le frigo, puis repartent roder en ville avec leurs copains, jusqu’à 5 heures du matin. La police vient nous prévenir que l’un est en garde à vue, ou tel autre aux Urgences ».
La chasse aux migrants, la violence en général, à Mayotte, est le fait de bandes organisées, de gangs. De jeunes pour lesquels, là-bas aussi, les cellules familiales ne sont plus que des survivances d’un passé renié.
Les Mahorais de La Réunion seraient bien avisés de faire leur propre police. Faute de quoi, ils subiront ici ce qu’ils font subir aux Anjouanais, aux Mohéliens et aux Grands-Comoriens là-bas.
Car si le Réunionnais a jusqu’ici fermé sa gueule devant la montée exponentielle de la violence, de nombreux signes avant-coureurs disent que la coupe déborde. Et ce que je dis là est tout aussi valable pour les gangs de jeunes Créoles.
S’il n’y a pas assez de policiers, de gendarmes, de juges et de places de prison, il est à craindre que l’autodéfense ne prenne le pas sur la raison sociale.
Des quartiers entiers de l’île sont devenus infréquentables : gare routière, Pont-Neuf, Roches-Maigres, Palissades à Saint-Louis ; Joli-Fond, Basse-Terre, boulevard Hubert-Delisle, front-de-mer de Terre-Sainte à Saint-Pierre ; front-de-mer et gare routière de Saint-Paul ; le Port dans sa totalité ; bas-de-La-Rivière, La Source, Chaudron, Camélias, quartier Bouvet etc. à Saint-Denis ; Saint-André en totalité ; gare routière de Saint-Benoît ; j’en passe et des plus saumâtres.
Si un flic n’est pas là pour me protéger chez moi ou dans la rue, je le ferai moi-même ! Parce que comme beaucoup, je préfère passer devant le tribunal que recevoir l’Extrême Onction.
A ces motifs de rogne de la population s’ajoute le fait que certains ont des passe-droits invraisemblables lorsqu’il s’agit d’allocations ou d’accès à un logement digne de ce nom. Quand des familles indigènes (on l’entend tout le temps aux informations) attendent depuis 5, 10, 15 ans pour avoir droit aux mêmes prestations.
Je vais passer, aux yeux de certains, pour un abominable xénophobe, voire un raciste, un nazi au besoin, pourquoi pas ! C’est si facile de traiter de salaud celui qui ouvre sa grande gueule quand l’angélisme soixante-huitard autorise toutes les lâchetés.
Vous pensez bien qu’à mon âge, et sûr de ne pas avoir tort, je ne vais pas la fermer. J’ajoute, à l’intention des médias qui oseront publier mes propos, qu’ils ne doivent en aucun cas se sentir engagés par mes écrits. J’assume seul, comme toujours, ce que je pense, dis et écris.
Persiste et signe,
Jules Bénard


