Revenir à la rubrique : Courrier des lecteurs

Etat d’urgence tropicalisé

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 16 décembre 2015 à 16H12

Avant les élections, des candidats avaient insisté pour que La Réunion soit placée, comme toute la France métropolitaine, en état d’urgence. Ils l’ont obtenu…

On pouvait déjà s’interroger sur la pertinence d’une telle mesure appliquée à un département situé à 10.000 kilomètres du lieu des attentats alors que dans le même temps il était tout bonnement impossible de contrôler la frontière belge située à seulement 200 kilomètres de la capitale.

Désormais, le préfet vient de nous donner une nouvelle raison d’être perplexe : ici l’état d’urgence est tellement tropical qu’il va demeurer tout à fait possible de vendre et acheter sur la voie publique des pétards et autres artifices !

Certes on vient d’arrêter des suspects dans le Val-de-Marne et ceci peut en effet légitimer la décision d’avoir décrété l’état d’urgence pour l’Ile-de-France. Mais on vient également d’arrêter des suspects en Autriche, pourtant deux individus de nationalité française, ce qui rend assez dérisoires les petites gesticulations réunionnaises.

Je ne vois donc qu’une seule raison d’avoir mis La Réunion en état d’urgence tropicalisé : pouvoir perquisitionner à volonté sans avoir à rendre de comptes.

A ceux que cela ne dérange pas, à ceux qui pensent que cela n’arrive qu’aux personnes ayant quelque chose à se reprocher, je conseille la lecture du poème "Quand ils sont venus chercher…" du célèbre pasteur Martin Niemöller.

Pour finir et pour vous éviter de chercher, en cadeau de Noël voici le poème : "Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste. Lorsqu’ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate. Lorsqu’ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste. Lorsqu’ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester".

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :