Pour définitivement tordre le cou à Capital

Contrairement aux régions métropolitaines, les dépenses d’investissement de la Réunion sont très majoritairement des dépenses d’équipement brut, c’est-à-dire des dépenses directes, ce qui traduit les besoins en équipement du territoire et la nécessité de la poursuite d’une politique de rattrapage en la matière.
Les transports, l’enseignement et la formation professionnelle concentrent la majorité des dépenses de la région.
Les trois politiques publiques qui constituent les compétences obligatoires et exclusives de la région (formation professionnelle et apprentissage, transports, lycées) représentent 60 % des dépenses totales de la région en 2014 d’après les budgets primitifs.
Les moyens alloués aux transports (258M€) représentent 30% du budget en 2014. L’enseignement absorbe 17 % des dépenses (148 M€) et la formation professionnelle- apprentissage 13 % (111 M€).
Le budget consacré à la politique de la culture, des sports et des loisirs (88 M€, soit 10 % des dépenses) est supérieur à celui de l’action économique (70 M€ ; 8 % des dépenses).
Le montant mobilisé par les annuités de la dette en 2014 est relativement proche (29 M€ ; 4 % des dépenses) des budgets consacrés aux politiques d’aménagement du territoire (33 M€) et de préservation de l’environnement (25 M€). Et la Région Réunion est l'une des seules collectivités de France a présenter un ration Fonctionnement/Investissement trés largement favorable à l'investissement. Enfin, pour ceux qui se gargarisent avec la dette supposée étouffante de la Région : Au 31 décembre 2014, l’encours de dette de La Réunion s’élève à 288,6 M€ contre 444,2 M€ en 2008, soit une diminution de 35 %, effectuée à un rythme régulier…
Que Mme Bello s'abonne donc à Pim Pam Poum Eco la prochaine fois qu'elle souhaite produire une critique économique du même acabit que celle de Capital.


