Environnement : chargeurs d'l'eau et brasseurs d’air

La Réunion croule sous les déchets, et s’il est possible d’en réutiliser une partie, tous ne sont pas valorisables et il convient d’éliminer, proprement, ce qui doit l’être. D’où la nécessité d’incinérateurs modernes, peu polluants, en sus des filières de valorisation issues du tri sélectif et du réemploi.
Mais pour Mme Bello qui amalgame emplois, dignité des personnes et déchets, incinérer les ordures qui s’entassent dans les décharges sursaturées de La Réunion serait synonyme de brûler des emplois, 4000 pour être précis.
4000 emplois qui n’existent pas, mais qui seraient « sauvés », auxquels s’ajouteraient tout aussi miraculeusement 4000 autres emplois issus de filières tout aussi virtuelles. L’économie circulaire à la mode Bello, c’est un discours qui tourne en boucle et ne touche jamais terre.
Quant à faire 100% de déchets recyclés, c’est purement et simplement impossible, à La Réunion ou ailleurs.
Mme Bello qui s’est affichée comme membre d'honneur de l’association contre l’incinération des ordures ménagères (ACCIDOM REUNION) histoire de s’opposer à l’incinération, a viré de bord en 2008 es qualité de maire de Saint-Paul, et a voté au titre du TCO, avec son groupe, en 2014 en faveur du plan départemental de prévention et de gestion des déchets non dangereux (PPGDND) qui prévoit la mise en place de deux incinérateurs. A la CINOR le PS a voté pour et EELV aussi. Aujourd’hui les uns et les autres se disent contre les incinérateurs et pour le recyclage de 100% des déchets… Une conception très changeante de l’environnement.


