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Un pompier s’ouvre les veines : “Ce n’était pas une tentative de suicide”

“L’auteur a fait ce geste pour mettre en valeur sa désespérance”. Le colonel Alain Caroli, directeur du Service départemental d’incendie et secours, a rassuré la presse sur l’état de santé du pompier qui s’est ouvert les veines hier. “Il était désespéré. Maintenant, il va mieux, il commence son stage pour devenir sergent, ce mardi matin”.
Ecrit par zinfos974 – le mardi 22 septembre 2009 à 09H34

Le colonel Alain Caroli a également indiqué “qu’un programme de rattrapage personnalisé sera proposé”, ce matin à l’employé du SDIS “puisqu’il a raté la première journée de sa formation” qui doit lui permettre d’accéder au grade de sergent. Hier, tout semblait être rentré dans l’ordre. Le problème d’information et de communication a été résolu.

Mais, si ce n’était qu’un problème de “timing” pourquoi cet homme du feu “ayant un handicap”, en est arrivé là ? “Ce pompier comme plusieurs d’entre eux, veut devenir sergent. Il voulait à tout prix intégrer le stage qui a débuté hier”, a expliqué Alain Caroli. Malheureusement, il y a eu un quiproquo.

Pour ce soldat de feu, déjà deux fois grévistes de la faim pour les mêmes raisons, et qui a toujours refusé le “piston” des élus, ce “quiproquo” était “un quiproquo” de trop. “Il ne croyait plus au système”, a corroboré le directeur du Service départemental d’incendie et de secours.

Les accidentés oubliés dans les avancements et promotions

Et, il n’est pas le seul dans cet état d’esprit. En effet, c’est une tradition : la promotion des employés dans les structures des collectivités locales, est la plupart du temps une affaire de copinage et de clientélisme électoral.

Michel Mani, secrétaire général du Syndicat autonome de la fonction publique territoriale, au SDIS, pointe lui du doigt un dispositif national “pas encore totalement efficace” en terme d’avancement et de promotion. “Le décret du 25 septembre a oublié tous ceux qui ont eu des accidents de la vie, que ce soit en milieu opérationnel ou dans leur vie privée”.

“Ce geste de désespoir de notre collègue Patrick Séry montre également l’impatience des anciens d’être enfin reconnu et ce après avoir travaillé 35 – 40 ans. C’est pour cette raison que nous avons mis en place, avec les autorités, une spécificité locale, une FAE, pour qu’il puisse être nommé au CAP”.

Alain Caroli “espère qu’à travers ce petit drame, tous ses collègues qui sont dans le même cas savent qu’ils peuvent continuer à avancer au mérite, au SDIS de La Réunion. Et ce même s’ils sont inaptes au niveau opérationnel à cause d’un accident survenu lors d’une mission”.

“Ces personnes seront ensuite affectées à des emplois qui requièrent leurs compétences, à travers lesquels ils continueront à exercer leur passion et leur métier de sapeur-pompier”, a conclu le colonel Alain Caroli, directeur du SDIS.

 

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