Panser l’Islam

À Anouar Kbibech, président du CFCM
Nous venons d’apprendre par la presse métropolitaine que vous avez été outré par des propos ahurissants d’un imam de Brest qui s’est à moitié excusé en disant que ses propos n’étaient pas à prendre au premier degré.
Sauf que, lorsqu’on l’a vu sur la vidéo, on est porté à ne pas le croire.
Car, au second degré, cela veut quand même dire que, même si Allah ne va pas vous transformer en porcs ou en singes, vous allez lui déplaire fortement en écoutant de la musique.
Il ne précise pas laquelle ou lesquelles.
Ainsi donc, M. le Président, si j’écoute sur ma chaîne stéréo ou sur mon ordinateur la Messe en si m de Bach, la Neuvième Symphonie de Mahler ou les Préludes de Chopin, je vais déplaire à Allah et même commettre un péché.
C’est ce qu’affirme sans ambages un imam de Marseille.
Quant à l’imam de Villetaneuse, ses prêches ne volent pas plus haut que le ras des pâquerettes.
Vous en avez combien, en fait, d’imams de cet acabit en France ?
Et comment réparer ces outrages ?
Il ne suffit pas de s’excuser.
Il faudrait que cet imam de Brest aille à la cathédrale de Brest écouter de l’orgue avec les enfants qui lui sont confiés et qu’il leur dise qu’il s’est trompé et que si certaines musiques sont médiocres voire nulles, d’autres sont sublimes et touchent au divin.
Est-ce possible, M. le Président ?
Concernant la prescription coranique interdisant aux musulmans la consommation de porc, allez-vous pendant longtemps encore cracher sur la gastronomie française, à base de porc (jambon de Bayonne, rillettes du Mans, saucisses de Toulouse, boudin créole, gratton, pâtés, saucissons, saucisse de Morteau, rillons, fromage de tête créole etc.) ?
Comment faites-vous pour ne pas comprendre que cette interdiction, juive au départ, n’a plus aucune raison d’être depuis Pasteur ?
Comment faites-vous pour persister à clamer que le vin est une œuvre du démon ?
Alors que nos vins font l’orgueil de la haute gastronomie française.
Quand allez-vous rouvrir l’ijtihad pour permettre aux musulmans de se libérer du carcan intellectuel et spirituel dans lequel les plonge l’islam ?
Nous venons d’apprendre avec honte et ahurissement que notre philosophe français Michel Onfray avait préféré ne pas publier dans la patrie des droits de l’homme son ouvrage de réflexion « Penser l’islam ».
Êtes-vous fier de savoir qu’en France la critique fondée de l’islam est taboue ?
Il est hélas impensable de panser l’islam.
Mais il devrait être encore possible de panser l’Islam, c’est-à-dire permettre à des musulmans fatigués par la contrainte qui existe bel et bien chez vous de courber l’échine et de refuser toute réflexion à voix haute de peur d’être mis au ban des coreligionnaires de se libérer.
Monsieur le Président, votre système autoritaire, l’islam, a refusé via le CFCM de reconnaître le droit à la conversion pour tout Français musulman.
Et le Coran affirme la supériorité de l’homme sur la femme, permet la polygamie pour ressembler au Prophète, autorise de frapper ses épouses dont le mari soupçonne seulement l’infidélité.
Pour ces raisons, l’Islam français est contraire à notre Constitution.
À La Réunion l’abattage hâlal est, de surcroît, totalement illégal car non dérogatoire.
Je ne mâcherai pas mes mots : l’Islam français est en délicatesse avec nos lois.
Alors, oui, il faut panser l’Islam.
Armand GUNET


